Soirée-débat Mercredi 31 mars 2010 19h à 22h à la Mairie du XIè Paris

vendredi 19 février 2010

Association d’Amitié Franco-Vietnamienne
www.aafv.org

 Patrick Bloche, Député-Maire de Paris XI ème, Hélène Luc, Présidente de l’AAFV et Sénatrice honoraire, vous invitent à une soirée-débat :

De l’Agent Orange aux OGM : Monsanto toujours !


Avec la participation de :
● Marie-Monique Robin, auteur de Le Monde selon Monsanto
● M.- H. Lavallard, Bureau National de l’AAFV,
● Patrick Bloche, député –Maire de Paris XIè
Modérateur : Jean-Pierre Archambault, Bureau de l’AAFV

Reconverti de la guerre chimique à l’agro-alimentaire de famine,
Monsanto poursuit son menaçant développement.
Venez vous informer et débattre

12 Place Léon Blum 75536 Paris Cedex 11
M° Voltaire

Reconverti de la guerre chimique à l’agro-alimentaire de famine,
Monsanto poursuit ses activités attentatoires à la santé des humains et
à l’environnement, et antinomiques avec un développement durable.
De 1961 à 1971, l’armée américaine a déversé sur le Sud-Vietnam 80 millions de litres de défoliants hautement toxiques, dont le tristement célèbre Agent Orange qui contenait de la dioxine. L’objectif de l’opération était de chasser de la jungle les maquisards qui s’y cachaient et de détruire les rizières pour obliger les villageois à se regrouper dans les « hameaux stratégiques ». Les épandages de défoliants ont provoqué
une catastrophe sanitaire et un désastre écologique qui persistent : 35 ans après, l’Agent Orange tue encore. Monsanto était l’un des principaux fournisseurs de l’Agent Orange et a tiré de ce marché des profits considérables. Monsanto refuse d’indemniser
les victimes. Monsanto doit payer !

En janvier 2004, les victimes vietnamiennes ont intenté un procès contre 37 firmes de produits chimiques (Monsanto, Dow Chemical, etc.). Les Vietnamiens ont été déboutés en première instance (10 mars 2005) et en appel (22 février 2008). Les jugements statuaient que :
- la disposition législative (l’ATS) dont se réclamaient les Vietnamiens
ne s’applique pas à leur cas ;
- les firmes ont agi sur commande du gouvernement américain et sont de ce fait à l’abri de toutes poursuites ;
- les défoliants ont été utilisés pour protéger les soldats américains et non comme armes contre la population.

En conséquence la plainte des Vietnamiens était jugée irrecevable, tout comme la plainte analogue déposée par les Vétérans américains. Le dernier recours était d’obtenir de la Cour Suprême des États-Unis (requête du 8 octobre 2008) que ces décisions soient remises en question et que les procès sur le fond puissent enfin s’ouvrir. Le 27 février 2009, la Cour Suprême des États-Unis a rejeté la requête des victimes vietnamiennes et américaines sans donner aucun motif. Un déni de justice !
La guerre finie, Monsanto s’est reconverti à l’agro-alimentaire. Il produit à la fois un herbicide toxique, le Round Up, et des plantes génétiquement modifiées pour résister au Round Up. Bien loin d’être une solution à la faim et à la pauvreté dans le monde, ces plantes ont un rendement inférieur de 6 à 11 % à celui des variétés comparables non transformées. Ces plantes sont brevetées : les paysans n’ont pas le droit de conserver des semences pour l’année suivante et doivent en racheter à Monsanto, qui absorbe un à un les fournisseurs de semences dans le monde. L’invasion des terres agricoles par les semences Monsanto conduit à la ruine les petits agriculteurs dont la production vivrière disparaît. En Inde, le coton Monsanto est cause quotidienne du suicide de cultivateurs écrasés de dettes. Monsanto commence à être en difficulté aux Etats-Unis, son pays d’origine, où il est de plus en plus contesté par les consommateurs, qui dénoncent le laxisme de la FDA. Il développe une campagne de
lobbying intense pour envahir l’Europe.

Si les responsabilités de Monsanto sont écrasantes, cette entreprise américaine n’est pas la seule en cause. Depuis des décennies, l’industrie chimique commercialise, sans le moindre principe de précaution, des produits particulièrement dangereux pour l’homme, cancérigènes (pesticides, PCB, Pyralène...). Multinationales de la chimie, de l’agro-alimentaire et des bio-technologies, ayant contribué activement à imposer le brevetage du vivant, pourtant illégal, les unes et les autres, américaines, européennes et françaises en connivence avec les Etats les plus puissants, persistent dans leurs visées insensées de verrouillage de l’alimentation des humains, et ainsi de domination de toute
l’humanité, au nom entres autres de la « sacro-sainte » loi du profit. Est ainsi mis en évidence le rôle joué par les règles actuelles de la propriété intellectuelle, la brevetabilité notamment, qui renforcent la mainmise de quelques-uns sur la nature et donc sur les hommes qui y vivent. Les empires de la chimie et maintenant des biotechnologies s’appuient sur ces règles pour asseoir leurs pratiques, étendre leur monopole, utiliser le vivant comme véhicule de leur « marque déposable » et finalement
accaparer la recherche scientifique indépendante et critique.
Venez vous informer et débattre, résistez : grâce à l’action déterminée de tous, Monsanto ne passera pas !

  Soirée-débat Mercredi 31 mars 2010 19h à 22h Salle des fêtes

de la mairie du XIè

Avec la participation de :
● Marie-Monique Robin, auteur de Le Monde selon Monsanto
● M.- H. Lavallard, Bureau National de l’AAFV,
● Patrick Bloche, député –Maire de Paris XIè
Modérateur : Jean-Pierre Archambault, Bureau de l’AAFV

Reconverti de la guerre chimique à l’agro-alimentaire de famine,
Monsanto poursuit son menaçant développement.
Venez vous informer et débattre

12 Place Léon Blum 75536 Paris Cedex 11
M° Voltaire