conférence-mardi 3 avril 2012 à 19 h-De la chasse en forêt tropicale à l’économie de marché mondialisante

vendredi 23 mars 2012

CONNAISSANCE DU VIETNAM :
Les conférences AAFV /CID /UGVF

 De la chasse en forêt tropicale à l’économie de marché mondialisante : les ethnies montagnardes dans la vallée d’A Luoi. par Jacques Maitre, sociologue, ancien directeur de recherche au CNRS

 mardi 3 avril 2012 à 19 h

au siège de l’UGVF, 16 rue du Petit Musc, 75004 Paris

Parler de "l’Agent Orange/dioxine" évoque avant tout des corps malformés et des handicaps bouleversants. Pourtant, ce fléau comporte une autre face dramatique, la destruction des forêts par les défoliants, que nous ne pouvons pas ignorer. Il ne s’agit pas d’un préjudice esthétique ; les forêts tropicales du Viêt Nam étaient habitées par des "minorités ethniques" vivant de la chasse et de l’essartage ; leur étroite symbiose avec la végétation et avec les animaux de la forêt constituait pour cette population un élément nourricier essentiel.

. Les épandages de défoliants sur les forêts du sud Viêt Nam ont détruit ce mode vie, au point que de nombreuses personnes sont mortes de faim pendant la « guerre américaine » là où une faune et une flore luxuriantes avait toujours offert des ressources alimentaires abondantes.

. Entre 2002 et 2010, une recherche anthropologique vietnamo-française fut menée auprès des autochtones montagnards vivant dans la montagne (la "cordillère annamitique") en vallée d’A Luoi, à la frontière du Laos, à une soixantaine de kilomètres de Huê et du Pacifique. Il s’agissait d’une coalition entre le CGFED (Hanoi) et le CEDRATE (Paris). Cette vallée avait été choisie comme étant une des plus lourdement victimes des épandages d’Agent Orange/dioxine, et aussi parce que la population locale est composée de "minorités" qui étaient encore des chasseurs-essarteurs il y a un demi-siècle ; elles survivent aujourd’hui très difficilement grâce à des activités paysannes dans le cadre d’une "économie de marché à orientation socialiste".

. L’étude a permis d’analyser les changements matériels et culturels induits par cette rupture. La méthode suivie a fait largement appel aux "récits de vie".

Renseignements auprès de l’UGVF, Tel : 01 42 72 39 44

Comment se rendre aux conférences : métro Sully Morland (ligne 7)