Musée Guimet CAI LUONG 8 et 9 mars

dimanche 17 février 2013

Vendredi 8 et samedi 9 mars à 20h30

Dạ Cổ, « Tambour dans la nuit »
Cai Luong (théâtre chanté vietnamien)
Avec Ngoc Giau (trésor national vivant) et Huong Thanh
Accompagnées notamment par le groupe de tambours Trong Dong et les Ballets du Dragon de l’école Vo Son Dong.
22 artistes sur scène.

Le Cai Luong est un genre de théâtre chanté, né au sud du Vietnam dans les premières années du XXème siècle. Les origines de cet art sont diverses : il prend racine dans le ca-ra-bo, art de village consistant à « chanter en faisant des gestes », mais il se nourrit également des musiques de cours, des chants populaires du sud et du centre du pays, ainsi que d’airs chinois « vietnamisés ».
Des troupes de renom se sont rapidement formées et, dès les années 1920, décors et costumes apparaissent, le répertoire s’étend, et ce qui n’était jusqu’alors qu’une succession de longs actes, s’organise en de véritables pièces.
Les intrigues du Cai Luong ont été très influencées par le Tuông (première forme théâtrale vietnamienne apparue il y a plus de mille ans), mais aussi par le théâtre dramatique, les romans, les opérettes comiques…
Il y a deux types de Cai Luong : le Cai Luong Tuông Cô (pièces classiques), dont le contenu est extrait des évènements historiques, et le Cai Luong Xa Hôi (pièces de vie contemporaine) basé sur des faits sociaux, généralement dramatiques, de la vie courante.
Une commission de l’UNESCO examine la possibilité d’élire le Cai Luong au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Ngoc Giau est issue d’une famille modeste de Saïgon. Elle fait ses premiers pas sur scène à l’âge de 12 ans. Jouant aussi bien les rôles masculins que les rôles féminins, elle est aujourd’hui reconnue au Vietnam comme trésor national vivant.
Quant à Huong Thanh, elle est la fille du célèbre Huu Phuoc qui fut l’un des meilleurs chanteurs de Cai Luong. Comédienne et chanteuse, elle est notamment titulaire du Prix France Musique des Musiques du Monde.
Elles seront notamment accompagnées par un ensemble de musiciens sous la direction de Thai An, le groupe des tambours Trong Dong, mais aussi par l’école Vo Son Dong pour les chorégraphies de combats.

Rare, fascinant et inoubliable…

Prix des places : 17 et 12 €
Renseignements-réservations : auditorium guimet.fr ou 01 40 73 88 18

Vendredi 22 février à 20h30

Ensemble Yahyazadeh
Musiques du Mazandaran (Iran)
Avec Ahmad Yahyazadeh (santour, daf), Javid Yahyazadeh (ney, laleva, chant), Abbas Yahyazadeh (tombak), Pouya Khoshravesh (kamanche, chant), Nima Khoshravesh (setar, chant), Mani Khoshravesh (ney) et Javad Salkhordeh (tombak, setar)

Ahmad Yahyazadeh est né en 1979 dans le Mazandaran, au nord de l’Iran. Cette région, connue pour ses vastes espaces de verdure, s’étend entre les montagnes, les forêts et la mer Caspienne. Différentes ethnies comme les Turcs, les Mongols et les Kurdes côtoient la population originaire de la région. De cette grande diversité culturelle propre au Mazandaran est née une véritable richesse de traditions musicales. Grandissant dans cet environnement musical multi-ethnique, Ahmad Yahyazadeh commence l ’apprentissage de la musique à l’âge de 5 ans au sein de sa propre famille, avec ses frères et notamment auprès de son oncle Abolhasan Khoshro, l’un des grands compositeurs de musique folklorique iranienne. D’abord formé à la musique classique persane avec le santour, il choisit ensuite de se consacrer aux percussions, avec le daf, le tombak et le neghareh, au conservatoire de Téhéran.

L’ensemble Yahyazadeh, résolument familial et virtuose, vous entraînera dans un voyage au Mazandaran, en vous offrant une palette thématique autour des mélodies jouées dans les rizières, ou les fêtes telles que les mariages. A travers les mélodies et les instruments traditionnels, seront racontés et chantés tous les moments clefs de la vie de cette région du sud de la Mer Caspienne. Chants d’amour et de mariages, chants du vent dans les rizières, chants des bergers, chants du Nouvel An, chants de résistance aux attaques russes… C’est l’existence de tout un peuple qui s’inscrit dans ce ré ;cital.
Pendant la Révolution islamique, la musique du Mazandaran s’est développée, pour tendre à devenir une musique contestataire. Abolhasan Khoshro a donc chanté Mashti, mélodie contre le nouveau régime iranien, dans laquelle une voix grave a été ajoutée, voix manquant jusqu’alors dans les mélodies traditionnelles.

Musique de tradition certes, mais aussi musique en devenir. Une musique à l’état pur, le souffle de la vie…

Prix des places : 17 et 12 €
Renseignements - réservations : 01 40 73 88 18 ou auditorium guimet.fr

INFORMATIONS PRATIQUES
Musée Guimet - 6, place d’Iéna 75116 Paris
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h

www.guimet.fr

Voir en ligne : Musée Guimet