Eh bien dansez , maintenant !

Ou comment des classes francophones de Hué voient la littérature française

Des étudiantes en 3ème année de la Section de Traduction-Interprétation.ont récité, chanté, dansé des textes d’auteurs français, dans leur langue originelle ou en vietnamien, lors d’un étonnant spectacle présenté en marge du festival de Hué.

Le programme allait de Jacques Prévert (Les feuilles mortes) à Samuel Beckett, prétexte à une danse Rap illustrant une de ses pensées : « Parler parce que la bouche est pleine de mots. Parler c’est s’en vider. Peu importe le sujet, il n’y a pas de sujet », en passant par les Classiques :
Victor Hugo, en qui les jeunes filles voient un poète lyrique mais aussi militant pour une société meilleure, dans le poème intitulé « Mon enfance »,
Molière, avec deux scènes d’un Bourgeois Gentilhomme modernisé et vietnamisé non sans malice,
La Fontaine, dont « La cigale et la fourmi » ont été dansées et mimées en chantant… l’amour du travail, à la surprise de certains des spectateurs,
Apollinaire, d’abord avec Le pont Mirabeau, puis intégré dans la culture vietnamienne : presque tous les vietnamiens connaissent la chanson " Mua thu chet " de Pahm Duy, mais très rares sont ceux qui savent que cette chanson est la traduction et la mise en musique du poème " Automne" de Guillaume Apollinaire.

Cette soirée a presque été un cours hors les murs qui a ravi les initiateurs et spectateurs de la soirée !

Merci à notre amie Nguyen Thi Thu Hien , qui participe directement à l’organisation du Festival mais qui est aussi pour beaucoup dans le renouveau de l’AAVF de Hué, de nous avoir conviés à une soirée littérature française hors du commun.
Nguyen Thi Thu