Située sur le bras Cuan Cam
du delta du fleuve Rouge, Haiphong est aujourd’hui le deuxième port du pays, et le deuxième centre industriel national grâce à la sidérurgie, à la construction navale et au textile.
L’agrandissement du port a débuté en 2003. La baie d’Haiphong est aussi un site important d’aquaculture et de pêche, une voie vers la baie d’Halong et elle possède de belles plages favorisant la création de stations balnéaires.
Mais l’essor économique et industriel s’accompagne de problèmes
de pollution qui compromettent la qualité des eaux,
et menacent celle des produits de la mer et le développement du tourisme.
Des problèmes sanitaires apparaissent.
_ Un précédent

En 1990, la rade de Brest avait connu les mêmes dangers – sanitaire, environnemental et économique.
Progressivement une démarche de gestion intégrée
du littoral avait permis la signature d’un « Contrat de baie » associant tous les acteurs socio-économiques opérant sur le territoire. Depuis, dix années d’efforts constants et concertés ont permis d’améliorer la qualité
des eaux du bassin et de développer à nouveau
la conchyliculture et le tourisme – sans pour autant
limiter les activités portuaires et agricoles proches du
port. Il y a là une expérience qui peut être mise au
service de Haiphong.
Le technopôle de la mer d’Iroise
Le technopôle Brest-Iroise est né en 1988 d’une véritable démarche économique. C’est une Association loi 1901 qui fédère 200 adhérents qui appartiennent au monde de l’entreprise, de la recherche, de l’enseignement supérieur ainsi qu’aux collectivités territoriales dont l’ambition commune est le développement du territoire par l’innovation, à l’interface de la recherche et de l’entreprise. Son site s’étend sur 107 ha dont 78 déjà urbanisés à l’ouest de l’agglomération. Les problèmes rencontrés à Haiphong ont retenu l’attention de son conseil d’administration.
Un contrat de baie pour Haiphong
Récemment le technopôle de Brest-Iroise a proposé
à la ville de Haiphong la même méthode que celle
de Brest.
Un « contrat de baie » va donc être mis en
place à Haiphong, en collaboration avec les autorités
de la ville et du port, l’IMER (Institut de recherche
pour l’Environnement Marin de Haiphong), l’Université
de Bretagne occidentale, l’IDHESA (Institut
départemental d’analyse, de conseil et d’expertise en
hygiène alimentaire, eau, environnement et santé animale)
et Brest Métropole Océane.
La démarche consistera en un ensemble d’actions visant
à élaborer un diagnostic précis de la situation, à
identifi er tous les acteurs pertinents aux plans administratif,
économique et scientifi que, puis à défi nir et
à hiérarchiser les solutions pour limiter au maximum
les principales sources de pollution.
_ L’appui de la Fondation Veolia La Fondation Veolia-Environnement a décidé, en 2008, de soutenir le démarrage de cette initiative. Elle s’engage ainsi dans un projet d’envergure, exemplaire en matière de développement durable. Il s’agit en effet de préserver la qualité environnementale de la baie de Haiphong, la biodiversité de cet estuaire du Fleuve Rouge et de permettre la poursuite du développement économique (pêche, aquaculture et tourisme). Créée en mai 2004 et dotée d’un budget annuel de 7,2 millions d’euros, la Fondation Veolia Environnement compte parmi les grandes fondations privées françaises. La Fondation soutient, en France et à l’étranger, des projets d’intérêt général concourant au développement durable. Solidarité, insertion professionnelle et protection de l’environnement sont ses domaines d’intervention prioritaires. Son originalité est de faire accompagner chaque projet par un parrain, collaborateur du Groupe.
L’avis de la Marraine
Madame Marie-Marguerite Bourbigot, marraine du
projet et Chef de mission Veolia au Pôle de compétitivité
Mer Bretagne, témoigne : « Le Vietnam est un
pays à forte croissance économique mais qui doit désormais
apprendre à gérer les impacts environnemental
et sanitaire de sa croissance. C’est pourquoi je
soutiens fortement ce projet, d’autant que le Technopôle
de Brest-Iroise a acquis des savoir-faire très
utiles lors du chantier d’amélioration de la qualité des
eaux de la rade de Brest et se trouve entouré de spécialistes
en toxicologie alimentaire et en dégradation
sanitaire des produits de la mer. »
Marie-Hélène Lavallard
Dossier réalisé avec la participation de Veolia Environnement
