EN 2008

Dernier ajout : 22 septembre 2008.

Arte - Viêtnam, la trahison des médias - de Patrick Barberis , 2008

mercredi 1 octobre - 21 h - Durée : 1 heure 30 minutes

Le sujet

L’influence, sur l’issue d’un conflit, de son traitement médiatique à travers l’exemple viêtnamien de l’offensive du Têt, première guerre mise en images.

Viêtnam, janvier 1968. En sept ans, la présence militaire américaine est passée de quelques centaines de conseillers militaires à un contingent de 500 000 hommes. Fin janvier 1968, période de trêve et de fête du nouvel an lunaire (le Têt), les forces nord-vietnamiennes encerclent la base américaine de Khe Sanh et déclenchent une guérilla urbaine de grande échelle dans le Sud du pays. L’état-major américain croit alors tenir l’affrontement frontal tant attendu. Jusqu’alors, les bombardements massifs du Nord avaient exténué l’ennemi sans le vaincre. Les combats dans Saigon donnent aussi aux nombreux journalistes américains présents sur place l’occasion d’abreuver l’Amérique profonde d’images des soldats en action, lesquelles produiront l’effet inverse de celui escompté.


Envoyé spécial - France 2 - jeudi 18 septembre - 20h55

Présenté par : Françoise Joly

Durée : 2 heures 10 minutes

Sous-titrage malentendant (Antiope).
Les rediffusions

* 00:55 - Samedi 20/09

Le sujet

Au sommaire : « Un si long chemin ». Alors qu’un plan de relance de l’adoption vient d’être présenté, retour sur le parcours de deux couples en recherche d’enfants. - « A la recherche de la perle noire ». A Addis Abeba, un concours de mannequins est organisé pour la première fois. - « 3e sujet et PS à déterminer ».

Au sommaire :

Depuis deux ans, les adoptions internationales enregistrent une baisse importante en France alors qu’elles augmentent dans d’autres pays. Le gouvernement vient donc de présenter son plan de relance de l’adoption. Pendant plus d’un an, des reporters ont suivi le parcours de Frédéric et de Patricia en Russie et celui de Joël et Isabelle, partis au Viêtnam.

Pour la première fois, de jeunes Ethiopiennes sont appelées à participer à un concours de mannequins organisé à Addis Abeba. Le président du jury, Lionel Dejean, est un recruteur français qui vient spécialement de Paris pour trouver la perle rare.

Plume-gris
La critique
L’adoption en France ? Encore difficile. Depuis deux ans, les lenteurs administratives et l’inertie des autorités ont provoqué une baisse de 20% des adoptions internationales alors que le nombre de parents en demande d’adoption augmente sans cesse. Les effets du plan de relance prévu par le gouvernement en réponse au rapport de Jean-Marie Colombani remis sur le sujet le 19 mars dernier, tardent à se faire sentir. Cette année, sur 28 000 demandes, seules 4 000 seront honorées.
Les reporters Jérôme Soulard et Jean-François Monier montrent deux facettes de la démarche des adoptants. La première est éprouvante, épuisante et l’issue est parfois cruelle, l’attente peut durer des années si l’on adopte en Russie où, d’après les reportages réalisés à Ekatering-bourg, les pratiques mafieuses et l’iniquité des arbitrages sont de mise. Rien à voir avec les modalités en vigueur au Vietnam, pays pourtant resté longtemps sujet à caution dans ce domaine. Aujourd’hui, les lois bilatérales entre nos pays sont claires et connues de tous ici comme là-bas. Autrement dit, plus d’arnaques possibles, plus d’argent indûment soutiré, plus d’enfants faussement abandonnés ou orphelins. La raison ? Contrairement à la Russie, au Vietnam, il n’est plus question de partir individuellement en quête d’enfant. On ne s’organise plus son voyage sur mesure en allant toquer, seul, aux portes des orphelinats, en négociant, seul, avec les autorités. Maintenant, en six mois l’adoption est bouclée. Sur place, les parents ne sont en contact qu’avec les salariés de Médecins du Monde.
L’ONG se charge de toutes les démarches administratives et accompagne les familles réunies jusqu’au jour de leur retour dans l’Hexagone. Tout comme l’un de ses représentants est à leur côté le jour de la cérémonie de la déclaration officielle d’adoption. Une fois rentrés en France avec leur bout de chou, les parents doivent donner de leurs nouvelles à l’orphelinat jusqu’aux 18 ans de l’enfant. Ca ne plaisante pas, et c’est très bien pour tout le monde. Reste que l’adoption a un prix. Mais, au Vietnam, au moins, et encore une fois contrairement à ce qu’il se passe en Russie, les quelque 15 000 euros déboursés serviront à améliorer les orphelinats et à rémunérer les membres de Médecins du Monde. Tandis qu’en Russie, les sommes considérables versées par les aspirants parents vont directement dans les poches d’intermédiaires sordides qui graissent la patte des juges. Infect.