François Bilange

Dernier ajout : 6 mai 2010.

François Bilange n’est plus

François Bilange Nous avons appris avec tristesse le décès de notre ami François Bilange, combattant enthousiaste et généreux pour la liberté de tous les peuples et le respect de leur indépendance. Il suivait la voie tracée par son grand père Justin Godart, fondateur en 1945 avec Andrée Viollis et Francis Jourdain, de l’association France-Vietnam, ancêtre de l’Association d’amitié franco-vietnamienne. François Bilange a fait éditer chez l’Harmattan, avec l’aide de Charles Fourniau et d’Alain Ruscio, le Journal de bord de Justin Godart, ministre du Front populaire en mission d’inspection en Indochine en 1937, document d’un grand intérêt historique. Il s’est consacré, inlassablement, à faire connaître l’œuvre multiforme de son grand père. Nous avions partagé sa joie lors de l’inauguration de la petite Place Justin Godart à Paris.

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François Bilange était un être discret. Aussi son nom n’est-il pas forcément familier à chacun. Il était pourtant, depuis de très nombreuses années, un homme très engagé, très attentif aux maux de son temps.

Je l’ai connu, il y a une vingtaine d’années, lorsqu’il vint nous voir, Charles Fourniau et moi-même, porteur d’un document d’un exceptionnel intérêt historique, qu’il souhaitait voir publier : le Journal de bord de son grand-père, Justin Godart, ministre du Front populaire, en mission d’inspection en Indochine en 1937, document que nous publiâmes effectivement (Editions L’Harmattan).

La (re)connaissance de l’œuvre multiforme, des engagements humanistes (il fut honoré du titre de "Juste parmi les nations") de son grand-père aura été le combat, émouvant, tenace, de François Bilange.

Pour nous en tenir au Vietnam, Justin Godart, outre son voyage lors du Front populaire, fut un ardent partisan de la solidarité avec ce peuple. Il se radicalisa d’ailleurs avec les décennies : protestataire, humaniste, lors du Front populaire, il devint un partisan de l’indépendance du Vietnam, dans l’amitié avec la France, dès 1945, fondant par exemple, avec Andrée Viollis et Francis Jourdain, la première association France-Vietnam, ancêtre de l’Association d’amitié franco-vietnamienne.

François Bilange aura consacré un temps considérable à cette œuvre, organisant des colloques, publiant des articles, intervenant à toute occasion. De ce simple fait, il était devenu lui-même un ami fidèle du Vietnam. Nous le vîmes souvent, à l’Association d’amitié et au CID, venir témoigner cet intérêt et cette fidélité.

Après Charles Fourniau, dont il était un ami proche, François Bilange laisse donc à son tour un grand vide dans nos rangs, dans nos cœurs. Que Christiane, son épouse toujours attentive, que sa famille, sachent que nous partageons sa peine.

Alain Ruscio