Hué, un Festival ponctué de pépites

Dernier ajout : 16 juillet 2010.

Hué, un Festival ponctué de pépites


Inauguré le 5 juin sous une pluie battante, le festival
s’est clôturé le 13.

La 6e édition, (la 5e à laquelle je participe grâce aux
« amis de Hué ») rassemblait cette année 22 pays.

Du point de vue vietnamien, c’était le Festival le plus ambitieux et sûrement le plus populaire, le tourisme intérieur se développant largement.

Trois grands événements l’ont ponctué :
la Cérémonie d’ouverture,

le défilé des Ao Dai (tuniques traditionnelles)

et la cérémonie de clôture, où je n’étais pas
cette année.

L’inauguration, créée par un vietnamien avec un artificier français était splendide sous la pluie. Un spectacle de deux heures à mi-chemin entre le cirque, la performance, la danse et le théâtre chanté… La première partie se voulait historique et la seconde inaugurée par « Les traînes savates » un groupe français de la Région Poitou-Charente (la Région a brillé de
tous ses feux avec son don d’1 M € sur 3 ans), suivi des Chinois et des Coréens très professionnels, puis de jeunes « classiques » russes qui avaient du mal à ne pas s’étaler dans l’eau… sous la pluie chaude, rien
n’est rédhibitoire.

Des shows « in » mais surtout « off » ont plongé Hué, pour quelques jours dans une atmosphère de concerts Rock. Dès la nuit tombée, la ville bruissait pour devenir tonitruante résonnant de hip-hop, rock et autres
jazz… Embouteillages monstres mais sans incidents notoires. Les ponts, surtout ceux reliant la citadelle étaient au sens propre des goulots d’étranglement.

Un Festival de rue ouvert à
toutes tendances
. Hué, deviendrait- elle une rampe de lancement
pour de jeunes artistes venus de tout le pays ?

Une fois encore, la communication était relativement aléatoire.
Les 2 groupes (Haïtien et Sénégalais) invités par l’Ambassade
de France au Palais An Dinh se sont produits pendant deux soirées sans soutien logistique.

Par contre les Installations de Denis Tricot (Poitou-Charentes) avaient fières allures dans le palais de Diên Tho, autour du lac de Tinh Tâm du tombeau de l’empereur Tu Duc.

_ Nous devrions savoir aborder le Festival les yeux fermés, nous laisser prendre par les spectacles tels qu’ils se présentent, au gré des humeurs…

La capacité hôtelière de la ville, qui brigue le rang de ville de « seconde catégorie », n’était couverte qu’à 30 %. Cet événement, important pour le Vietnam est à l’image du pays : il n’a pas encore trouvé sa vitesse
de croisière, il se cherche et s’organise d’année en année.

150 volontaires, au service des étrangers étaient payés 100 000 VND/jour (un peu moins de 5 €) ce qui correspond à une somme importante aux yeux des organisateurs mais bien peu si l’on considère les demandes de certaines troupes ou de touristes qu’ils devaient orienter…
Le Festival se revendique vietnamien mais il ne peut encore se passer de l’aide étrangère :

Comment Hué « ville des Festivals » fi ère de son passé historique, pourra-t-elle, à long terme supporter un projet de cette ampleur en gardant la qualité ? Sans doute rien n’est impossible à ceux qui ont le goût de la vie.
Dominique de Miscault
Festival de Hué

Portfolio

  • installation de Denis Tricot