La digue des veuves rescapées de l’enfer Khmers

Dernier ajout : 23 juillet 2009.

Un témoignage éloquent sur la période la plus sombre de l’histoire du Cambodge.
Denise Affonço, employée à l’ambassade de France à Phnom Penh, était promise à une existence paisible au Cambodge jusqu’à ce que les Khmers rouges fassent basculer sa vie. En avril 1975, les autorités françaises rapatrient leurs ressortissants. Denise Affonço fait le choix de rester aux côtés de son mari, chinois et communiste convaincu, espérant que les Khmers rouges mettront fin aux cinq années de guerre civile contre la république khmère proaméricaine corrompue.
Mais rapidement, Denise et sa famille, tout comme des millions de citadins, sont déportés vers les campagnes, où ils découvrent l’enfer des camps de travail, la famine, la maladie et la mort. C’est ce cauchemar que se remémore l’auteur.
Son conjoint, jugé « trop intellectuel », est exécuté - elle en sera officiellement avertie lorsqu’on l’assignera à la construction de la « digue des veuves ».

Denise Affonço, La digue des veuves rescapée de l’enfer des Khmers Rouges, préface de David Chandler. Editions France Loisirs-Presses de la Renaissance, Paris 2005, 338 pages.