Le Bouddhisme au vietnam dans la perspective d’une participation à la (...)

Dernier ajout : 24 août 2008.

frangipanier« Le bouddhisme, surtout dans sa forme populaire, constitue sans conteste une religion, en raison de l’importance qu’il accorde au salut et à l’existence d’un clergé.

Le confucianisme est avant tout une doctrine politique selon laquelle l’homme n’est qu’une somme de rapports sociaux : rapports entre roi et sujet, père et fils, mari et femme. Que chacun se comporte conformément aux obligations inhérentes à son statut et le pays sera bien gouverné et en paix ! » Cette conception se retrouve dans les Histoires merveilleuses des
panthéons vietnamiens de Ly Te Xuyên.
Centre Bouddhique d'Ho Chi Minh Ville

LE BOUDDHISME AU VIETNAM DANS LA PERSPECTIVE D’UNE PARTICIPATION
A LA MONDIALISATION

Ces dernières années, notre groupe d’études religieuses n’a pas pu négliger ni cette question, ni une étude plus approfondie de sa religion.

Au début de l’année 2000, la conférence de l’Association Française des Sciences Religieuses de Paris a choisi pour titre la « Mondialisation religieuse ». Plusieurs intervenants en ont analysé les conséquences et les nouveaux rapports en comparant le
passé et le présent.

Les actes de la conférence ont été publiés dans un livre : La globalisation du religieux, avec la participation d’auteurs familiers du sujet tels que : D. HervieuLéger, M. Cohen, F. Champion, J. P. Bastian (France), J. Beckford (Angleterre), D. Lehmann (États Unis), Y. Bizeul (Allemagne), R. Motta (Brésil).
Il s’agit d’abord d’une définition établie par les principaux auteurs du groupe : la globalisation religieuse a été comprise comme un processus de transformation du caractère international, d’inter-étatique à trans-national. Les stratégies de développement des religions n’ont plus, ou ne sont plus que peu concernées par les droits souverains de la politique, elles ont souvent été subordonnées à l’ensemble de nouvelles logiques qui ne dépendent plus de la relation avec les États. Si l’exportation des religions s’est Produite dans les siècles passés en liaison avec les expansions coloniales, aujourd’hui les courants religieux ne se font plus dans la même logique. Actuellement la tendance à la globalisation religieuse est hors du contrôle des États, et dépasse les frontières ; en outre, elle ne se limite pas à la propagation du Nord au Sud mais elle se fait dans plusieurs directions.
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Cette définition nous donne les fondements de la globalisation religieuse, en premier lieu par la perception que nous en avons. La mondialisation est une force qui s’inscrit dans l’espace et le temps, qui transforme l’humanité.
Le groupe d’études distingue les prémices du processus de la « globalisation religieuse » qui commence à apparaître dépassant les frontières nationales et les territoires religieux. De nouvelles formes religieuses accompagnent de près ces réformes à caractère trans-national ; ainsi la singularité propre aux grandes congrégations a tendance à diminuer pour devenir plus œcuménique et se réorganise dans un esprit de transécole...

Dépassant les frontières des États, les institutions tendent à se réunir de plus en plus pour former des « ordres internationaux » qui transforment la vie religieuse. On remarque que les religions quittent leurs terres d’origine. Ces désenclavements des régions d’origine sont choses courantes aujourd’hui.

D. Lehmann attire l’attentionsur un autre aspect de « la mondialisation de la religion »
en la comparant avec la mondialisation économique (afin d’attirer les pays en voie de développement sur le marché international) : il souligne que « la mondialisation religieuse » est aussi une manière de briser les frontières, et d’en créer de nouvelles (D. Lehmann, 2002, p. 201). Craignant que le substrat religieux, composante la plus importante de l’humanité, se perde, il souligne avec anxiété que la mondialisation peut détruire les frontières, mais aussi
en produire de nouvelles, divisant les cultures et les groupes sociaux. La religion devrait retrouver sa place dans ce contexte (D. Lehmann, 2002, p. 310).

Il souligne l’importance de cette évolution des religions en distinguant deux tendances : des formes de la mondialisation religieuse comme chez les Catholiques auparavant, et une tendance à s’assimiler à la culture régionale aux grands courants mondiaux. ce moine est peintre

Si nous mettons ces définitions en rapport avec les vies religieuses dans le monde, nous voyons tout de suite qu’elles révèlent de nombreuses correspondances. Non seulement le Catholicisme, le Protestantisme... se sont bien accomodés de la mondialisation religieuse mais aussi les autres religions comme l’Hindouisme, le Bouddhisme ont eux aussi de nouvelles conditions à vivre.

La mondialisation, en général, est réelle, enrichissante et multiforme. Elle apporte à tous beaucoup de facteurs favorables qui peuvent se développer sur une grande comme une petite échelle. Elle n’en comporte pas moins nombre de paradoxes.

Les problèmes du Bouddhisme vietnamien aujourd’hui :

1/ Trouver des traits nouveaux dans la vie de l’âme au regard d’une société démocratique comme la France.

2/ La pratique de la méditation et la délivrance pour les croyants.

3/ La modernisation du Bouddhisme, en particulier face à une vie économiques dans laquelle il faut savoir rester désintéressé. Il yadeux sortes de bonze, ceux qui restent dans les pagodes et ceux qui sont dans le monde.

4/ La prospérité du Bouddhisme (1920-1963) au Vietnam a été grande et a acquis une valeur éternelle. Stupa à Hanoi

5/ Le Bouddhisme vietnamien est non seulement, attaché au peuple mais est encore un élément important du caractère culturel du peuple.

Écrit en Vietnamien par le Docteur professeur Do Quang Hung
Traduit par : Phap Hien.