Le sabre THÁI A de Gia Long

Dernier ajout : 14 novembre 2010.

LE SABRE THÁI A DE GIA LONG

JPEG - 100.8 ko


À l’Hôtel National des Invalides
, un sabre attribué à l’Empereur Gia Long est exposé au Musée de l’Armée, dans la Salle Orient, Proche-Orient et Extrême- Orient du 15è au 19è siècle.
On ne connaît ni où et par qui il est fabriqué ni comment il est parvenu au Musée.

JPEG - 109.4 ko

Sur la lame une inscription en chinois donne son nom : Thái A. Ce nom provient des légendes chinoises. À l’époque des Zhou orientaux, un prince tue son frère pour usurper le trône puis commande un sabre pour son règne. Le forgeron en fabrique deux avec l’aide de cent vierges qui lui allument le feu et le sacrifice de sa femme qui a sauté dans le four. Il en a donné un au nouveau roi et a gardé l’autre pour lui. Quand le roi vient pour le réclamer, il monte sur le sabre devenu dragon et disparaît. Six cents ans après, deux astrologues ont vu une lueur entre les deux étoiles Đẩu et Ngưu. Ils devinent qu’elle est issue de l’énergie d’un objet sacré enfoui dans la terre. Après des recherches minutieuses, ils découvrent deux sabres portant les deux noms Long Tuyền et Thái A.

En 1913, le sabre et le fourreau ont été volés mais seul le sabre est retrouvé. Le fourreau orné de pierres précieuses et de pièces d’or est relativement plus facile à dissimuler. Après cet événement, M. André Salles, Inspecteur des Colonies écrit au Général Niox, Directeur du Musée, pour demander une enquête et pour accuser les patriotes annamites …qui commencent à être actifs à Paris.

JPEG - 141.7 ko


Texte et photos Võ Quang Yến