Pierre Daum-Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France (...)

Dernier ajout : 15 janvier 2010.

JPEG - 201.8 ko

 CONNAISSANCE DU VIETNAM : Les conférences AAFV /CID /UGVF

Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France (1939–1952)

par Pierre DAUM

JPEG - 269.1 ko

Après soixante dix ans de silence, voici révélée une page enfouie de l’histoire coloniale en Indochine : l’utilisation, dans des conditions proche de l’esclavage, d’une main d’œuvre « indigène » sur le sol français. Déjà, en 2006, le film Indigènes, de Rachid Bouchareb, avait révélé un aspect peu connu de l’utilisation des peuples colonisés comme tirailleurs lors de la Seconde Guerre. Or, à cette époque, la France n’avait pas seulement besoin de soldats, mais aussi d’ouvriers, afin de remplacer dans les usines d’armements les travailleurs français mobilisés. Pour les travaux les plus pénibles, ceux du maniement des poudres, la France fit venir en 1939 vingt mille Indochinois de sa lointaine colonie d’Extrême Orient. Recrutés pour la plupart de force (à la différence des tirailleurs), débarqués à la prison des Baumettes à Marseille, ces hommes furent répartis à travers la France dans les entreprises relevant de la Défense nationale. Bloqués en Métropole pendant toute la durée de l’occupation allemande, logés dans des camps à la discipline très sévère, leur force de travail fut louée pendant plusieurs années par l’État français à des sociétés publiques ou privées – on leur doit notamment le riz en Camargue -, sans qu’aucun réel salaire ne leur soit versé. Ce scandale se prolongea bien après la Libération. Renvoyés vers le Vietnam au compte goutte à partir de 1946, ce n’est qu’en 1952 que les derniers de ces hommes purent enfin revoir leur patrie. Un millier fit le choix de rester en France.
Après trois années d’enquête depuis les banlieues de Paris et de Marseille jusqu’à Hanoi et aux villages les plus reculés du Viet-Nam, Pierre Daum a réussi à retrouver 25 des derniers acteurs encore vivants de cette page si peu « positive » de l’histoire coloniale française en Indochine. C’est leur récit qu’il nous restitue aujourd’hui.

JPEG - 70.4 ko
Raymond Aubrac s’est directement occupé du camp de Marseille en tant que Commissaire de la République à la fin de la gierre
JPEG - 559.7 ko

 mardi 2 février 2010 à 19 h

au siège de l’UGVF, 16 rue du Petit Musc, 75004 Paris

Pierre Daum dédicacera son livre homonyme après la conférence

Renseignements auprès de l’UGVF, Tel : 01 42 72 39 44

Comment se rendre aux conférences : métro Sully Morland (ligne 7)