Province de Gia Lai

Dernier ajout : 29 avril 2012.

Gia Lai a été durement touchée durant la guerre
américaine essentiellement par des épandages de
défoliants ; la majorité des forêts a disparu pour
laisser place à des friches où poussait « l’herbe
américaine » interdisant toute culture sans l’aide de
tracteurs. Malgré ce massacre écologique, deux
forêts tropicales subsistent (à Kon Ka Kinh et Kon
Cha Rang) et ont été classées en réserves naturelles
où faune et flore sont protégées.

Le lac To Nung situé à environ 6 km au Nord de la
capitale Pleiku occupe le cratère d’un ancien volcan ;
ses eaux sont limpides et il est très poissonneux et
d’une profondeur moyenne de 20 m. Mais Gia Lai
possède également de belles chutes d’eau comme
celles de Xung Khoeng et Phu Cuong, À Ya Li, de
très belles cascades existaient avant l’implantation
de la centrale hydraulique où j’ai eu l’honneur d’être
invité à la cérémonie de la pose de la première
pierre.

Les habitations des minorités évoluent et les très
belles maisons en bois sur pilotis laissent place à des
maisons plus confortables au détriment de la
tradition mais vous pourrez encore découvrir des
maisons communautaires traditionnelles avec leurs
magnifiques toits de chaume. Les cimetières Gia Rai
sont particulièrement atypiques ; chaque tombe est
une petite maison funéraire avec son toit où une
statue de bois représentant le portrait du défunt est
implantée et la tradition veut que durant 7 années de
la nourriture soit déposée en offrande au défunt.
Passé ce délai et après une cérémonie traditionnelle
d’adieu, la tombe est laissée à l’abandon.

Les touristes pourront également être émerveillés
par les paysages qu’offre cette région. Ils pourront
parcourir le parc culturel de Dong Xanh où sont
cultivées plusieurs variétés de fleurs et d’arbres du
Haut Plateau du Centre ou encore gravir les 1 600
mètres de la montagne Chu H’Rong et être
récompensés par la découverte d’une vue imprenable
sur les environs.

Par le passé la faune animale comptait de nombreux
éléphants, mais ces derniers ont été la cible de
l’armée américaine durant la guerre, car ils servaient
au transport du matériel militaire et l’on en compte
à ce jour très peu tout comme les tigres.
Question solidarité notre plus gros projet a été en
direction des lépreux dans la commune de Nhon
Hoa, district de Chu Xe où se côtoient des membres
des ethnies Ba Na, Gia Rai et Se Dang (maternelle,
primaire, dispensaire, matériel agricole, troupeaux
de vaches et chèvres, groupe électrogène).
Nous avons permis d’autres réalisations : des puits,
une école maternelle, une consultation humanitaire
ainsi qu’un autre projet d’aide aux lépreux. Durant
mes missions j’ai souvent côtoyé la pauvreté mais je
ne pense pas avoir vu pire qu’au village Gia Rai de
Ia Krieng district de Duc Co : des anciens lépreux
victimes de l’agent orange/dioxine. Nous leur avons
offert vingt-quatre maisons en planches et permis
l’accès à l’eau propre avec le creusement de
plusieurs puits.
Alain Dussarps et Mai Clavequin