Rapport d’activité (extraits)

Dernier ajout : 23 juillet 2008.

Avant de présenter ce rapport d’activité, je voudrais saluer la mémoire de ceux qui nous ont quittés l’an dernier, Lucie Aubrac, Laure Perrin, Luce Netter et René Mina, secrétaire du comité Midi-Pyrénées.

La période couverte par ce rapport est essentiellement l’année 2007. En effet, l’activité de l’AAFV fait chaque année l’objet d’un rapport présenté par le Comité national à l’Assemblée Générale et il n’y a pas lieu de reprendre systématiquement ici les éléments qui ont déjà fait l’objet de votes en AG au cours des années précédentes. Une seconde raison nous conduit à concentrer notre réflexion sur l’année 2007. Il s’agit de la « crise » qui a secoué l’association durant l’automne 2006 ; nous en sommes sortis avec un consensus pour ne plus revenir sur les tensions précédentes. Telle a été la mission confiée par le CN au nouveau président et au Bureau national recomposé. De cette façon, loin de se trouver envenimée par des relents conflictuels, 2007 aura été une année particulièrement dynamique. Ayons la sagesse de garder cette attitude constructive.

L’important sera de confronter la réalité de nos activités aux orientations décidées il y a trois ans par le XIIe Congrès. Deux points principaux étaient soulignés :
- La nécessité de réfléchir sur l’avenir de l’association, compte tenu de l’évolution du Vietnam. Nous n’y avons pas manqué et le débat d’orientation d’hier après-midi en a été le point culminant mais non final.(voir l’article de Patrice Jorland, Le XIIIe congrès)
- Le soutien aux victimes de l’Agent orange.

[…]
(le texte intégral de ce rapport est disponible en cliquant sur ce lien)

Le soutien aux victimes de l’Agent Orange

Il devait être, aux termes du XIIe Congrès le « domaine d’action privilégié pour les trois ans ». Il n’a pas cessé dans les comités locaux. Pour les instances nationales, il a repris avec vigueur après un fléchissement. Là plus encore qu’ailleurs, se mêlent soutien politique, information et soutien matériel. Les initiatives prises par les comités locaux faisant traditionnellement partie du rapport sur la solidarité, je m’en tiens ici à ce qui concerne la direction nationale.

Les victimes vietnamiennes de l’Agent Orange poursuivent leur combat pour obtenir réparation. Nous continuons fidèlement à les soutenir. Récemment encore, lors du jugement inique rendu le 22 février 2008 par la Cour d’Appel de New York, l’AAFV a pris l’initiative d’une déclaration commune, signée par huit organisations européennes d’amitié avec le Vietnam et par de nombreuses autres organisations Cette démarche a été ignorée des medias européens mais largement saluée par la presse vietnamienne.

En décembre 2005, à notre siège de Montreuil, une délégation de la VAVA avait fait part d’un vaste projet pour les victimes de l’Agent Orange : construire à Danang un hôpital de 300 lits. L’AAFV avait formulé une proposition fort différente : doter les personnels des petits centres locaux de rééducation fonctionnelle d’une formation professionnelle adéquate assurée par un centre de recherche et de formation créé à Danang. En mars 2007, à Hanoi, la VAVA nous a dit que cette orientation était adoptée, mais par la suite nos amis ont semblé revenir au projet de grand hôpital. Depuis nous restons sans nouvelles. À notre connaissance, la décision est en suspens.

Le 18 juin 2007, au moment où s’ouvrait à New York le procès en appel des victimes de l’Agent orange contre les firmes de produits chimiques, nous avons participé à une manifestation solennelle de soutien à Paris, à la Fontaine des Innocents. L’AAFV avait reçu des messages de solidarité de nombreuses personnalités et organisations françaises et européennes.

La solidarité

J’ai placé ce thème à la fin du Rapport d’Activité parce que nous allons passer maintenant au Rapport d’Alain Dussarps puis aux rapports des Comités Locaux. Nous aurons ainsi l’ensemble des éléments pour donner à la solidarité toute la place qu’elle mérite dans notre débat.

Remettre en question le bien-fondé des actions de solidarité avec le Vietnam supposerait qu’on oublie que ce pays reste pauvre, très pauvre, avec un PIB par habitant de l’ordre de quelques dollars par an. Serait-il plus élevé que cela ne rendrait pas la solidarité inutile : personne n’a proposé en France la dissolution du Secours Populaire.

La montée en puissance de l’économie vietnamienne fait ressortir à nos yeux la nécessité de ne pas laisser sur le bord de la route les populations les plus défavorisées, au premier rang desquelles les victimes de l’Agent orange.

Jacques Maître