Soudain, Thang Long à la mi-automne

Dernier ajout : 13 octobre 2009.

Soudain, Thang Long à la mi-automne ...

J’étais à Hanoi du 2 au 6 Octobre 2009.

La toute première visite au Capital du Viet Nam, je l’ai fait au début de cette année, juste après la fête du Têt. Ma première impression n’était pas formidable : Hanoi des 36 rues s’était avérée trop petite, les rues étroites, mal entretenues, et surtout les gens, tristes, voire de mauvaise humeur. Le lac de l’épée restituée encore plus petit que je ne le craignais.

Puis soudain, je découvre un autre Hanoi, splendide cette fois à la fête de la mi-automne (Trung Thu). Les gens sont heureux. On voit des jeunes partout, à pieds, motorisés, garçons et filles. À part la fête de la Mi-Automne – destinée aux enfants surtout -, la capitale prépare aussi une autre double fête, celle des 1000 ans de Hanoi, cette année même pour les 999 ans et l’année prochaine 2010, pour la plus grande fête le millénaire donc.

Non seulement les jeunes qui se promènent mais aussi les autres habitants de Hanoi, des moins jeunes qui travaillent aux ainés qui se promènent le long des trottoirs ombragés bornant la lac Hoàn Kiêm, en passant par les marchandes des quatre saisons, tout le monde, des plus jeunes aux plus âgés, plus ou moins rayonnent le bien être des citoyens d’un pays en paix depuis plus de trente ans.

Le charme et la beauté d’une ville ne sont-t-ils pas comparables à celle d’un humain, ou pourquoi pas à une belle femme ? Le lac de Épée Restituée (hô Hoàn Kiêm) devient un bijoux, splendide au centre de ville, précieux comme le Hyde Park de Londres et fier de son histoire, de sa légende qui s’inscrit sur ses résistances incroyables et vraies contre toutes tentatives de domination ou d’invasion étrangères.

La ville s’appelle Thang Long à l’origine. Le dragon qui s’envole au ciel. Et pourquoi cette ville fabuleuse ne reprendrait pas son vrai nom qui sonne si bien à l’avènement de la fête de commémoration de ses mille ans ? Si le nom de Hanoi doit rester invariable pour les compagnies aériennes, pour les journalistes et les politiciens qui se fichent royalement de son histoire, alors pourquoi ne pas autoriser les Vietnamiens à utiliser l’un ou l’autre nom selon leur cœur pour l’amour de cette grande ville qui est aussi la capitale du Viet Nam ?
Nguyen Son Trung