Vietnam l’après chagrin - Lady Borton

Dernier ajout : 24 octobre 2008.

Une Américaine au milieu des Vietnamiens

Dans son article récent, « Souvenirs d’un passé qui s’efface » [1] , Al Burke regrettait que l’ouvrage de Lady Borton, After sorrow, ne soit pas encore traduit en français. C’est chose faite, grâce à l’élégante traduction de Jean Meynard qui vient de paraître sous le titre Vietnam l’après chagrin.

Al Burke écrivait : « Pour une paysanne vietnamienne, raconter son histoire comme si elle avait la moindre valeur en elle-même est le summum de l’arrogance.
Personne extérieure à qui l’on pouvait se fier, Lady Borton (Lady est son prénom, pas un titre) a pu percer ce mur de modestie et de silence. Elle a passé quatre décennies à se plonger dans la vie du Vietnam et dans sa culture, est devenue experte en Vietnamien –une compétence qui a échappé à de nombreux autres Occidentaux qui s’y sont essayés – a passé des heures à parler à bâtons rompus avec des gens de toute condition, et a donné dans After Sorrow. un choix très éclairant de leurs histoires personnelles.
Ce sont les histoires de douces mais indomptables âmes, principalement des femmes, que le propre pays de l’auteur a décidé de nommer des ennemies. En leur donnant la parole dans After Sorrow, Lady Borton a rendu un service inestimable à tous ceux, où qu’ils soient, qui s’intéressent aux questions liées à la guerre américaine contre les peuples d’Indochine. »

Lors de la première publication de l’ouvrage, un critique américain, Robert Mason, en a souligné la portée : « Je savais comment les Vietnamiens affrontaient la mort. Mais je ne savais pas comment ils vivaient. Dans After Sorrow, le talent d’écrivain et le courage de Lady Borton m’ont donné la réponse et j’en suis reconnaissant. »
Soyons reconnaissants à Jean Meynard de nous rendre accessible ce document attachant et précieux pour la compréhension de l’âme vietnamienne.
MHL

Lady Borton, Vietnam l’après chagrin, trad. Jean Meynard, 538 p., ill., Editions The Gioi, Hanoi, 2007.

Notes

[1Perspectives n° 65, avril 2008, page 17