Brèves

Dernier ajout : 13 novembre 2014.

« Aujourd’hui je suis allé à Suối Giàng »

avec 6 dollars américains par mois – 120 000 đồng, un enfant pourrait manger équilibré pendant un mois avec de la viande et du poisson !

C’est un programme créé à la fin de 2011, à la suite de l’investigation d’un journaliste Trần Đăng Tuấn dans la commune de Suối Giàng, district de Văn Chấn, Yên Bái, au Nord-Ouest. Les écoliers de l’école primaire et du collège ne disposaient que de 2 kg de riz et 5000 đồng par semaine donnés par leurs parents, à quoi leurs maîtres ajoutaient un peu d’argent de leur maigre salaire mensuel pour acheter des légumes, du poisson séché à partager en plusieurs repas. Ce programme « Cơm có thịt » – « Riz avec de la viande » a soulevé beaucoup d’émotions et nombre de personnes, d’organisations, dans le pays et à l’étranger se sont mobilisées et ont apporté leur contribution.
Dans les hautes régions du Nord-Ouest, de nombreux écoliers parcouraient 10 à 30 kilomètres pour aller à l’école. Il n’y avait pas d’internat dans la quasi totalité des écoles. La population y a pallié en créant : « L’internat entretenu par la population » – « nội trú, dân nuôi ». C’était un campement précaire utilisant des matériaux simples, tel du bambou recouvert de plastique. Les repas des petits ne comportaient que du riz, quelquefois agrémenté de maïs ou de manioc avec du sel, du sel au galanga pillé et pimenté, et un bol de soupe parsemée de chou.
Dans les montagnes du Nord, peu de vêtements chauds et de couvertures, le froid s’infiltre par les interstices du bambou écrasé. Les petits mal nourris ressentent beaucoup plus intensément le froid. Ainsi le programme « Cơm có thịt » a-t-il eu encore plus de retentissements tandis que des articles de journaux stigmatisent les malversations, les gaspillages d’argent (au sein même de l’organisation des programmes de réduction de la pauvreté), ou les manipulations pour s’approprier le bien commun… jusqu’à des scènes burlesques de démonstrations publiques d’achats onéreux de vêtements, ou de bonsaïs coûtant jusqu’à une centaine et plus de millions de đồng…
Ce programme a pris de nombreuses formes, collecte d’argent, vente aux enchères de cadeaux, impression et vente de calendriers, collecte des objets usagés… cours d’enseignement de la cuisine vietnamienne à l’étranger, les membres du programme se sont montrés créatifs pour multiplier les fonds. Des personnes se sont engagées comme donateurs permanents. Tout pour réunir le plus d’argent, du matériel scolaire, des vêtements chauds pour les petits.

De nombreux convois se sont succédés rejoignant au bon moment les écoles dans les zones les plus isolées du pays pour y apporter « Cơm có thịt » au profit de près de 10 000 jeunes déshérités des provinces de Yên Bái, Hà Giang, Điện Biên, Lai Châu, Lào Cai et la région de Ba Bể…
Cette marmite a grandi beaucoup plus vite que la marmite de riz de « Thạch Sanh » (*) suivant la progression de sensibilisation au sein de la population.
« Bầu ơi thương lấy bí cùng,
Tuy rằng khác giống nhưng chung một giàn »

« Ô courge aie pitié de la citrouille,
Bien que d’espèces différentes, vous êtes dans le même treillage »
dit la chanson populaire.
Espérons que beaucoup d’autres bonnes âmes se manifesteront pour mettre dans les bols de riz de ces enfants des morceaux de viande, « quelques morceaux, pas plus, mais régulièrement », a dit un membre de « Cơm có thịt », parce qu’il y a encore beaucoup de ces petits dans ce pays en forme d’S qui ont besoin de manger, se vêtir plus chaudement, pour avoir un meilleur sommeil afin de mener plus loin, plus haut leurs rêves, leurs souhaits d’avenir.

(*) la marmite de riz « Thạch Sanh” » : la légende dit qu’en reconnaissance de ses bienfaits, Thạch Sanh a reçu une marmite magique qui se remplit de riz au fur et à mesure des consommations.

“Cơm có thịt” a en partie amélioré les repas des enfants

repas des écoliers de l’Ecole Primaire Tả Thàng, Mường Khương, Lào Cai. Photo Q.H

Une fillette de l’école primaire de Dền Thàng (Bát Xát, Lào Cai) se pelotonne dans le froid du Nord, les pieds nus avec un vêtement tout mince. Son repas ne se compose que du riz et un peu de soupe à la citrouille. Photo : Cơm có thịt

Tonton Khải (docteur en physique), plus de 70 ans, de la mission “Cơm có thịt” aide les soldats frontaliers à installer les panneaux solaires pour équiper l’école maternelle Nậm ty de la province de Điện Biên. Photo : Cơm có thịt

Des ponts pour les régions déshéritées
Le Ministère des Transports et Communications a donné son approbation au Projet de construction de 186 ponts suspendus d’intérêt social dans 28 localités dans tout le pays, pour un montant de plus de 930 milliards de đồng, à achever pour 2015. Ce projet tombe bien à temps, quand la majorité des ponts suspendus, des ponts provisoires dans les Hauts-Plateaux se délabrent sérieusement. Cependant, le nombre des ponts suspendus à construire ne répondra qu’à une partie minime des besoins réels. Suite aux nécessités de la vie quotidienne, la majorité de la population des Hauts-Plateaux est contrainte de traverser les cours d’eau, les rivières en se balançant à l’aide d’une corde accrochée à un câble, afin d’aller travailler dans leurs brûlis situés sur l’autre rive, au risque d’accidents survenus si rapidement, sachant que la province de Dắk Lắk compte à elle seule plus de 300 ponts provisoires et ponceaux (pont formé d’un tronc d’arbre ou d’une tige de bambou), lit-on dans le Journal Nhân dân – le Peuple- du 16-8-14.

Les chemins menant à l’école semés de dangers des écoliers

Des enfants sont enveloppés dans un sac en plastique pour traverser une rivière, ou se balancent sur un câble pour passer les cours d’eau… des modes de transport pour rejoindre l’école, comportent de sérieux risques pour les petits écoliers de la campagne profonde.

Le 17/3/14, un clip réalisé par une institutrice a fixé l’image des enseignants et écoliers du hameau Sam Lang (commune Nà Hỳ, district Nậm Pồ, province de Điện Biên) qui allaient à l’école d’une façon bizarre. Dans le clip, une institutrice entre dans un sac en plastique hermétique. Les jeunes gens, bons nageurs du hameau, saisissent avec soin les bords du sac, dans lequel se trouve l’institutrice, entreprennent de traverser le cours d’eau en crue en la trainant à leur suite le sac. (Photo : Tuổi Trẻ).

Des enfants de l’école primaire de la localité Đồng Mậm (Sơn Hải, Lục Ngan, Bắc Giang) sont forcés de traverser le lac de retenue d’eau, situé entre les deux provinces de Bắc Giang et de Lạng Sơn, long de 30 km, la partie la plus large atteignant 7 km, d’une profondeur moyenne de 40 et 80m. Le hameau Đồng Mậm, de la commune Sơn Hải (district de Lục Ngạn, Bắc Giang) est séparé en deux par le lac Cấm Sơn. Photo prise en novembre 2013. (Photo : Lê Hiếu). Certains écoliers mettent jusqu’à 2 heures pour rejoindre leur école. (Photo : Lê Hiếu).

En 2012, au district Sơn Hà – dans la haute région de Quảng Ngãi, des milliers de personnes, dont des écoliers, quotidiennement, pour aller au travail ou à l’école, risquent leur vie en traversant la rivière Re à l’aide de ce radeau rudimentaire accroché à une corde. (Photo : Journal Quảng Ngãi).

141 jeunes écoliers de l’école primaire Sơn Ba (Quảng Ngãi) et 12 maîtres et maîtresses jouent ce jeu d’équilibre chaque jour pour passer la rivière Re sur ce radeau de fortune actionné musculairement en tirant sur une corde attachée sur les deux rives. (Photo : Journal Quảng Ngãi).

Des enfants du hameau Ông Tú, Ka Oóc, commune Trọng Hóa, district Minh Hóa, Quảng Bình traversent à la nage le cours d’eau pour aller à l’école. Naguère existait un ponceau qui a été emporté les crues.

- Un accident a mobilisé l’attention de l’opinion : En 2010, des élèves traversaient le Pôkô sur une distance de 150 m à l’aide d’un câble qui s’est rompu, à environ 20 m au dessus de l’eau, commune Đak Ang (du district de Ngọc Hồi, province de Kon tum – Hauts Plateaux) l’accident.

Selon les locaux, il y a eu de nombreux accidents : le câble se rompt et les personnes lâchent prise et tombent dans l’eau. Par la suite des fonds ont pu être rassemblés pour la construction du pont Pôkô.

- La 10ème foire des villages de métiers du Việt Nam à Hà Nội
Du 11 au 15 septembre 2014, dans l’enceinte des foires et expositions économiques et commerciales au 489, rue Hoàng Quốc Việt à Hà Nội, s’est réunie la 10ème foire des villages de métiers du Vietnam. 300 stands représentant 200 entreprises de nombreux villages de l’artisanat traditionnel y présentaient leurs produits : céramique et porcelaine, joaillerie, le moulage du cuivre, sculpture, laque poncée, vannerie, tissage de brocatelles, fleurs … Les visiteurs sont sollicités aussi pour goûter des centaines de plats traditionnels du Nord au Sud du Vietnam.

- Pour que le Centre se développe

Climat rigoureux, infrastructures insuffisantes, manque de connexion régionale, le Centre a vraiment besoin que le Gouvernement fasse un important investissement de départ pour donner le coup d’envoi à un développement vigoureux de la région, attirant par la même occasion la communauté des entreprises à participer au mouvement, s’est exprimé l’expert Trần Du Lịch, qui, pendant 3 ans, s’est donné tout entier pour mieux comprendre les problèmes de cette partie déshéritée du territoire national.
Il a proposé le lancement d’une obligation pour la Promotion de l’économie maritime du Centre, afin de faire du développement du Centre un programme d’intérêt national. Dans le contexte actuel du conflit en Mer Orientale, il faut donner à cette région des moyens pour un bond en avant d’envergure tant au niveau du développement d’une part, permettant à cette région de sortir durablement de la pauvreté, d’autre part pour augmenter ses capacités de défense et de protection de l’intégrité territoriale.

Les zones côtières du Centre se composent des 5 provinces de Thừa Thiên - Huế, Đà Nẵng, Quảng Nam, Quảng Ngãi, Bình Định et des 4 provinces des côtes du Sud du Centre : Phú Yên, Khánh Hòa, Ninh Thuận et Bình Thuận, sur une superficie naturelle de 49 409,7 km2, occupant 14,93% de la superficie totale du pays. Selon les chiffres de 2012, leur population se monte à 10,09 millions d’habitants, représentant 11,36% de la population vietnamienne.
Le produit national brut de la région en 2012 s’élève à 310.213,4 milliards de đồng, soit 9,56% du PNB total du pays.

Enfin après de bien trop longues discussions : le projet d’examen final des études secondaires au niveau national a été décidé : le Ministère de l’Education et de la Formation a promulgué le 9/9/14, qu’à partir de 2015, les examens de fin d’études secondaires seront organisés vers la mi-juin.
L’organisation des examens de fin d’études secondaires et la sélection à l’entrée universitaire :
- Pour valider les études secondaires et participer à la sélection aux études universitaires, les lycéens doivent concourir en 4 matières dont 3 obligatoires : les maths, le vietnamien, une langue étrangère et une matière à option parmi : la physique, la chimie, la biologie, l’histoire et la géographie.
Validation de l’obtention du diplôme de fin d’études secondaires : les Services provinciaux de l’Éducation et de la Formation se basent sur les résultats de l’examen de fin d’études secondaires, sur la moyenne générale de la classe terminale et des notes d’encouragement si l’élève en possède pour valider l’obtention du diplôme.
Sélection pour l’entrée en université : avant le 1er janvier de chaque année, les universités doivent rendre publiques leurs critères de sélection, l’utilisation des résultats de l’examen de fin d’études secondaires.

Les avis sont partagés entre les pours et les contre. Toutefois cette décision devrait entrainer des économies car la validation des études secondaires et la sélection pour l’entrée universitaire sont rapprochés de moins d’un mois de et visent pratiquement le même public. Attendons maintenant de voir ce qui se passera sur le terrain.

Attribution de terres à des dirigeants politiques (Tuoi Tre) : Le président du Comité populaire de la province de Binh Phuoc a pris la décision mi-octobre de confier des terres, auparavant gérées par les comités de gestion des terres de forêts et des entreprises de caoutchouc, à une trentaine de responsables des services du Comité populaire et leurs proches (entre 8 et 10 hectares selon les cas). Il s’agit de forêts bien situées et faciles d’accès, avec des baux d’une durée de 50 ans pour la plantation de l’hévéa. Ces surfaces étaient boisées mais ont été appauvries par des destructions de forêts.
Ce mode d’attribution des terres avait déjà été utilisé par les deux précédents présidents de comités populaires. Binh Phuoc est une province pauvre et les foyers démunis de terres productives sont nombreux. Selon un rapport de l’Inspection provinciale, 8000 foyers auraient besoin de terres et plus de 6148 hectares ferait défaut.