Environnement, climat, préservation du patrimoine naturel et (...)

Dernier ajout : 1er septembre 2011.

Bonne nouvelle pour la biodiversité : le WWF annonce que plus de 200 nouvelles espèces ont été identifiées dans la région du Grand Mékong : singe, poisson…. Et ce magnifique gecko au corps gris-bleu, aux pattes d’un orange brillant et au cou jaune, découvert dans une île du sud Vietnam.

Mauvaise nouvelle : le dernier rhinocéros de Java vivant en liberté sur le continent asiatique, dans le parc national de Cat Tien, au Vietnam (en 2007, il restait encore 8 individus dans le groupe) a été retrouvé avec une balle dans le corps.... et une corne arrachée (info WWF).

mai 2011

La mise en chantier du barrage de la centrale hydroélectrique laotienne Sayabury sur le Mékong a été reportée. Le Cambodge, la Thaïlande et le Vietnam craignent que la construction de cette centrale n’entraîne la construction d’une dizaine d’autres centrales en aval du Mékong, ce qui dégraderait le système écologique du Mékong et menacerait la vie des dizaines de millions de personnes qui vivent de ce fleuve.

Le financement par la Banque mondiale de la construction de barrages sur le Mékong serait lié au respect de normes environnementales strictes. Les centrales hydrauliques en Chine, et celle des autres pays sur le Mékong retiendraient respectivement 50% et 25% des alluvions du fleuve. Le volume des substances nutritives s’abaisserait de 4 000 1 000 tonnes par an. La production annuelle de poissons se réduirait d’environ 450 000 tonnes.

Ho Chi Minh-Ville produit chaque jour 75 000 tonnes de déchets ménagers, dont plus de 90% sont traités par l’enfouissement, ce qui entraîne une grande pollution des sources autour des sites d’enfouissement.

En avril, de faibles séismes, ne dépassant pas 4 degrés sur l’échelle de Richter, ont été ressentis dans les province de Lai Chau et Son La.

 janvier 2011


La province de Hà Giang (Nord) a reçu le 1er décembre de la part de l’UNESCO le certificat reconnaissant le parc géologique du plateau calcaire de Dông Van en tant que membre du Réseau global des parcs géologiques.

Un séminaire national "Évaluation des activités déployées dans la Réserve mondiale de la mangrove de Cân Gio après dix ans de travaux", s’est tenu fin novembre. Plusieurs intervenants ont fait part de leur inquiétude : baisse de la pluviosité, montée du niveau de la mer, microbes, bactéries et parasites, pression du développement économique et élargissement des infrastructures menacent la mangrove. Cette zone reboisée depuis 1978 représente le "poumon vert" de HCM-Ville avec une biodiversité toujours plus importante ; elle a été reconnue en janvier 2000 par l’UNESCO comme la première Réserve mondiale de biosphère au Vietnam.

Depuis cinq ans, avec l’assistance financière de l’Agence danoise pour le développement international), un projet de production plus respectueuse de l’environnement dans le secteur industriel a été mis en œuvre et atteint des résultats encourageants. Dans les cinq ans à venir, un quart des établissements industriels devrait appliquer un processus de production propre, permettant d’économiser 13% de kérosène, l’objectif principal étant de minimiser les dégâts causés à l’environnement ce qui est particulièrement nécessaire dans le delta du Mékong, et représente un point positif pour les marchés d’exportation.

La quantité de déchets solides dans les cités urbaines et les zones industrielles augmente d’environ 10% par an. Actuellement, 85-90% en volume des déchets sont enterrés. L’Université nationale de HCM-Ville, en coopération avec l’Institut des ressources naturelles et de l’environnement, a organisé la 2e conférence internationale sur la protection des ressources naturelles et de l’environnement, regroupant près de 300 scientifiques domestiques et étrangers. Les conférenciers ont traité de l’évaluation du niveau de pollution dans les villes et zones industrielles, et des choix technologiques pour en minimiser l’impact sur l’environnement.

Selon une enquête réalisée par le Centre d’éducation à la nature du Vietnam auprès de plus de 3000 personnes, 22% d’entre elles ont déclaré déjà avoir utilisé de la bile d’ours. Il est urgent d’encourager les gens à employer d’autres ingrédients pour assurer la préservation des ours. L’ours noir et l’ours malais du Vietnam sont en voie de disparition en raison du trafic dont ils sont victimes. Actuellement, le Vietnam recense environ 3500 ours enfermés et il importe de mettre fin à ces élevages.

La ligne de métro Nhôn -gare de Hanoi a été mise en chantier le 25 septembre. Il s’agit d’une des 5 lignes de métro urbain du plan d’aménagement des transports de la capitale à l’horizon de 2020. Partant de Nhôn (district de Tu Liêm), cette ligne de 12,5 km aura pour terminus la gare de Hanoi, avec un premier tronçon aérien et un second tronçon souterrain. Elle comprendra 15 stations espacées de 800 m, et pourra transporter jusqu’à 1.155 passagers à une vitesse maximale de 80 km/h, avec un objectif de 12.000 personnes/heure en 2030. Le consultant est le groupe d’ingénierie français Systra.

 Octobre 2010

- Les représentants des 4 pays membres de la Commission du Mékong ont discuté lors d’un colloque tenu en juin à Ho Chi Minh-Ville des impacts environnementaux des barrages hydroélectriques sur le Mékong (8 barrages en projet en Chine, et 12 autres au Cambodge, au Laos et en Thaïlande), et des mesures à prendre pour atténuer cet impact.

- Un colloque international intitulé "Solutions d’adaptation aux effets du changement climatique dans le delta du Mékong" s’est tenu le 24 juin dans la province de Kiên Giang. Cet événement a été organisé par le ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement, le Comité populaire de Kiên Giang et le Comité de pilotage du Nam Bô occidental. Elle a réuni des scientifiques nationaux et internationaux, représentants des ministères, des provinces, des organisations internationales comme l’Agence allemande de coopération technique ou le Programme des Nations unies pour le développement.

- Plusieurs avocats du Barreau de la province de Ba Ria-Vung Tàu, représentant plus de 1.250 familles d’agriculteurs locaux, ont assigné le 27 juillet l’entreprise Vedan devant le tribunal populaire du district. Cette entreprise, spécialisée dans la production de glutamate, d’amidon et de soude, a rejeté directement dans la rivière Thi Vai qui traverse, entre autres, Ho Chi Minh-Ville, près de 45.000 m3 d’eaux usées non traitées chaque mois, entraînant une importante pollution. Nombre d’agriculteurs connaissent des difficultés dans la liquidation de leurs préjudices, les pertes étant mal évaluées en fonction des localités.

- Les réglementations de plus en plus draconiennes en Union européenne, États-Unis ou Japon, obligent les exportateurs vietnamiens à se préoccuper d’environnement. Vinamilk a du investir dans un système de traitement des eaux usées pour son usine implantée à Ho Chi Minh—Ville. Dans l’hôtellerie, les touristes étrangers ont tendance à choisir les hôtels respectueux de l’environnement. Depuis 2006, le ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement, en collaboration avec la mairie de Hô Chi Minh-Ville, remet le prix "Entreprise verte" aux entreprises orientées vers une production propre.

- Les 29 arrondissements et districts de Hanoi ont participé le 8 août au programme "Hanoi, un dimanche sans sac plastique", après 7 mois d’une campagne sur la réduction de l’utilisation des dits sacs, et la distribution gratuite de sacs biodégradables Le Fonds de protection de l’environnement de Hanoi collaborera avec les organisations comme le Front de la Patrie, les Unions des femmes et de la jeunesse pour faire connaître les nuisances des plastiques sur l’environnement et la santé humaine.

- Le parc national Yok Dôn, dans la province de Dak Lak, est une des plus grandes réserves naturelles du pays. On y rencontre l’éléphant, le buffle sauvage, le cerf axis, la panthère. La flore est également très riche -pas moins de 23 variétés d’orchidées et c’est l’unique endroit où les forêts de plantes huileuses sont protégées. Le parc abrite de nombreuses ethnies minoritaires (Êdê, M’nông,...) dont la diversité culturelle est à préserver. Malheureusement, l’exploitation du bois précieux et le braconnage mettent en danger le parc. Ces 3 dernières années, des dizaines de milliers d’arbres ont été abattus dans les forêts de padouk et de palissandre. Plusieurs espèces animales et végétales sont menacées d’extinction du fait du bouleversement de cet écosystème fragile.

- Le Ministère des Ressources Naturelles et de l’Environnement présente son projet de formation et de développement des ressources humaines 2011-2015 et ses orientations pour 2020, répondre aux besoins de personnels hautement qualifiés du secteur et du tertiaire en général. Le MRNE prévoit d’augmenter le budget formation et la création aux normes internationales d’universités des ressources naturelles et de l’environnement à Hanoi et Ho Chi Minh-Ville pour 2020.

- Une conférence internationale sur l’évaluation des impacts des calamités naturelles en Asie s’est tenue à Huê les 20 et 21 août. Organisée par l’ École supérieure de l’économie de Hué, l’Université de Delhi (Inde) et le Centre de recherche sur l’épidémiologie des catastrophes (Belgique), la conférence a réuni 60 experts de 20 pays.

- La société de traitement des ordures ménagères Vietstar à HCMV se voit infliger une amende de 230 millions de dôngs pour avoir enfoui des ordures dans l’enceinte de son usine.

 Juillet 2010


- Pour la célébration du Millénaire de Thang Long-Hanoi, la capitale accélère les travaux de lifting urbain et de construction des ouvrages publics.
Depuis début janvier, les travaux d’embellissement tels dallage des trottoirs, enfouissement des câbles d’électricité, de télécommunication, nouveau système d’éclairage public ... sont réalisés dans plusieurs arrondissements et districts ainsi que la réhabilitation des axes reliant l’aéroport international Noi Bài au centre ville, aux grands hôtels et au stade My Dinh.

- Selon Pham Khoi Nguyen, ministre des Ressources naturelles et de l’environnement, son ministère travaille sur un projet global de formation et de développement des ressources humaines pour son secteur. Il a proposé au gouvernement la création de 2 universités spécialisées sur la base des actuelles écoles supérieures des ressources naturelles et de l’environnement de Hanoi et de Ho Chi Minh Ville. En août, le ministère de l’Education et de la Formation organisera une conférence nationale sur ce thème.

- La province de Kiên Giang a inauguré un circuit écotouristique dans le Parc national d’U Minh Thuong, situé à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Rach Gia, qui figure parmi les zones inondées couvertes des forêts les plus rares d’Asie du Sud-Est. Il abrite plus de 250 espèces, dont 8 espèces d’oiseaux en voie d’extinction au niveau mondial (pélican à pieds gris, aigle noir). C’est la seule zone du pays où subsiste encore une flore forestière protérozoïque. Il contribue activement à l’équilibre écologique du delta du Mékong.

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 Avril 2010

Les provinces du delta du Mékong devront faire face à une saison sèche difficile à cause de l’invasion continuelle d’eau salée qui s’est infiltrée profondément, pénétrant jusqu’à 60-70 km à l’intérieur des terres. 1.200 ha de riz des districts de Gia Rai et Phuoc Long ont été perdus en raison de la pénurie d’eau douce. Dans la province de Soc Trang, ce sont 40.000 ha de riz d’été-automne 2009 qui ont été gravement menacés.

Le Vietnam risque une pénurie d’eau en raison de son processus d’industrialisation et de modernisation, de l’augmentation de sa population, ainsi que des effets du changement climatique. Le Vietnam dispose de ressources en eau moyennes, avec un taux annuel de 11.000 m3 /personne, dont deux tiers sont fournis par des fleuves prenant leur source à l’étranger. Il y a un manque d’ouvrages de régulation des ressources aquatiques, aggravé par une exploitation insuffisamment rationnelle, des gaspillages et la pollution

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 Janvier 2010


L’Agence française de développement (AFD) a investi 32 millions d’euros au delta du Mékong pour le programme d’approvisionnement en eau propre dans les nouvelles zones urbaines, industrielles et commerciales. L’objectif : porter, jusqu’en 2011, à 75-85% le nombre d’habitants ayant accès à l’eau propre. Pour sa part, l’Union européenne (UE) a accordé 3 millions d’euros aux provinces du delta du Mékong pour la prévention et la lutte contre la pollution environnementale.

Les premiers élevages d’esturgeons ont fait leur apparition depuis un an au Vietnam. Les oeufs provenant d’Ukraine donnent de belles bêtes mais jusqu’à maintenant, les spécialistes n’ont pas réussis à faire faire aux mythiques poissons le caviar sous les tropiques...

Lors d’un colloque intitulé "le Vietnam et le changement climatique : politique de développement humain durable" tenu le 2 décembre à Hanoi, les experts de l’ONU au Vietnam et de l’Oxfam ont analysé les problèmes du Vietnam pour mettre en place des politiques tenant compte de l’impact du changement climatique. Chaque année, un million de Vietnamiens subissent les impacts des calamités naturelles. Environ 5 ou 6 typhons tropicaux provoquent inondations et crues dans les régions littorales, glissements de terrain dans les régions montagneuses. D’après la Banque asiatique pour le développement, le Vietnam est un des pays les plus vulnérables économiquement face aux impacts dus au changement climatique.

La province de Tien Giang (delta du Mékong) va développer la culture de cacaoyers écologiques. Helvetas, une organisation non -gouvernementale suisse va aider pendant 4 ans les agriculteurs pour leur permettre d’accéder au commerce équitable.

Des fouilles archéologiques ont été réalisées dans la province de Thanh Hoa (Centre). Dans la caverne Con Moong, occupée de 17.000 à 10.000 ans avant J.-C, et considérée comme la « Grande maison de l’homme préhistorique », on a trouvé des objets représentatifs des trois périodes culturelles du Vietnam que sont Son Vi, Hoa Binh et Bac Son

La cohésion des briques des tours de My Son, datant des 12eme et 13eme siècles a été expliquée par des spécialistes italiens de la Fondation Lerici. Les Cham ont utilisé une résine particulière pour construire ces fantastiques tours. Depuis 2005, la Fondation Lerici a envoyé ses experts pour réhabiliter les cinq tours du groupe G du site archéologique de My Son.

Les 34.555 tablettes de bois de la dynastie des Nguyen (1802-1945) permettant de garder la trace des documents officiels et historiques ont été reconnues comme patrimoine mondial par l’UNESCO. Ces tablettes sont gravées en caractères chinois et nom (Han-Nom) inversés qui servaient à imprimer des livres à l’époque féodale

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 Septembre - Octobre 2009

Trois scénarios sur le changement climatique et la montée du niveau de la mer au Vietnam ont été rendus publics le 20 août par le ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement (MRE).
Selon ledit scénario, à la fin du 21e siècle, la température moyenne du pays pourrait augmenter de 2-3°C par rapport à la moyenne sur la période 1980-1999. L’augmentation enregistrée dans les provinces du Nord et de la partie Nord du Centre serait plus importante que dans le Sud. De plus, la pluviosité de toutes ces régions devrait connaître une hausse considérable.

Impacts du changement climatique
Hô Chi Minh-Ville et le delta du Mékong seraient les premières victimes de la montée du niveau de la mer. Si le niveau augmentait de 65 cm, quelque 128 km2 de la ville (soit 6,3% de la superficie totale) seraient submergés. Les provinces victimes de la montée du niveau de la mer bénéficieront d’aides financières pour minimiser les pertes.
le delta du Mékong devrait chercher de nouvelles cultures pour s’adapter au changement climatique.


Les mers et les îles du pays recèlent un trésor inestimable et contribuent considérablement au développement socio-économique
. Le Docteur Nguyên Chu Hôi, directeur général adjoint du Département général de la mer et des îles du Vietnam, lors d’un récent entretien accordé au journal Quân dôi nhân dân (Armée populaire), s’exprime :
Nos ressources maritimes sont immenses et très diversifiées, et profitent à de nombreux secteurs comme exploitation pétrolière, tourisme, navigation marchande et aquaculture, pour n’en citer que quelques-uns. Ces potentialités nous permettent de développer une économie maritime assez dynamique, avec une série de services d’accompagnement. Néanmoins, nous nous intéressons insuffisamment à l’exploitation des valeurs fonctionnelles de la mer, autrement dit au développement de l’économie maritime sur la base des écosystèmes.

* Ce qui empêche l’essor de l’économie maritime.
Primo, l’environnement et la sécurité des eaux territoriales... Le développement de l’économie maritime et insulaire doit se faire sur la base de la sécurité, de la préservation de la souveraineté des eaux territoriales et de la protection de l’environnement.
Secundo, l’organisation des activités économiques en mer est encore empirique. C’est pour ces raisons que l’efficacité des activités économiques maritimes reste encore limitée.

* L’exploitation des ressources maritimes et insulaires sans un aménagement soigneusement étudié a eu ces derniers temps des conséquences déplorables sur l’environnement. À l’avenir, il nous faut procéder à une révision globale sur la base des 3 facteurs que sont l’efficience économique, l’impact social, c’est-à-dire l’impact sur la vie des pêcheurs, et les effets sur l’environnement. Il faudrait aussi revoir les politiques de gestion des mers et des îles. Il est nécessaire d’élaborer un plan d’aménagement basé notamment sur les études des écosystèmes et des espaces maritimes. Ce plan vise à aider les localités à réviser et rajuster leur plan de développement socio-économique maritime de manière convenable.

* C’est une tendance actuellement, et pas seulement au Vietnam, que de vouloir connaître l’origine des produits que l’on consomme. Par exemple, on veut savoir où ont été capturés les poissons ou les crevettes qui sont dans notre assiette. C’est bien légitime. À mon avis, un produit aquatique, bien qu’il soit reconnu comme bio, ne pourra pas porter le label Mer du Vietnam si le processus d’exploitation ne s’est pas fait dans le respect de l’environnement. Les sites maritimes célèbres tels que Nha Trang, Chân Mây et Ha Long devront être préservés selon les critères internationaux.

* Où en est-on dans la mise en oeuvre de la Stratégie 2020 sur les mers et les îles ?
Selon cette stratégie, le Vietnam a pour vocation à devenir une puissance maritime. Pour parvenir à cet objectif, 4 critères ont été définis : le pays devra avoir une économie efficace et un développement durable ; ses eaux territoriales devront être bien gérées ; l’exploitation maritime devra se faire avec des technologies modernes ; un environnement pacifique et la souveraineté territoriale nationale de ses eaux devront être garantis.
Pour cela, le Département général des mers et des îles du Vietnam a pour tâche tout d’abord de réaliser des enquêtes globales sur les ressources maritimes et les activités de protection de l’environnement maritime. Ces activités (1re phase) ont débuté en 2006 et se termineront l’an prochain. En outre, ledit département est en train d’élaborer un projet de loi sur les ressources maritimes. Prochainement, nous comptons travailler avec le Département de l’aquaculture du ministère de l’Agriculture et du Développement rural pour mettre sur pied une troupe interministérielle d’inspection maritime.

Outre des initiatives et plans d’action, le Vietnam a permis d’adopter des standards et politiques ainsi que le guide technique de gestion et de protection de l’environnement maritime et des régions côtières littorales de l’ASEAN. Il est notamment à l’initiative de 17 normes de qualité des eaux maritimes de l’ASEAN, de la détermination de régions maritimes à conserver comme patrimoines naturels de l’ASEAN. Le Vietnam a procédé aussi à des échanges d’expériences et d’information en la matière avec les membres de l’ASEAN ainsi qu’avec les pays et régions de dialogue comme Canada, Australie, Chine et Union européenne.

Concernant les difficultés auxquelles se heurte le Vietnam dans la valorisation de la coopération en la matière au sein de l’ASEAN, Nguyên Chu Hôi a souligné qu’en premier lieu, les activités de protection de l’environnement maritime et des régions côtières littorales de l’ASEAN sont déployées sans être intégrées dans des programmes nationaux. Autres lacunes : l’absence de mécanisme de coordination étroite dans le partage d’informations entre les pays membres, le manque de mécanisme de coordination entre les institutions et organisations internationales et régionales dans la réalisation des programmes et projets.

Ces dernières années, ledit sous-Comité a préconisé d’organiser régulièrement, en marge des ASOEN, des séances d’échanges d’informations entre les organisations précitées. Pourtant, il est difficile de parvenir à la signature d’accords ou d’engagement dans la mise en oeuvre des programmes et projets en la matière. "J’espère, grâce à la bonne coordination avec ces organisations internationales et régionales, que la coopération au sein de l’ASEAN dans la protection de l’environnement maritime s’améliorera avec une contribution active du sous-Comité", a conclu M. Hôi.


 Mai - Juin

⇒ Pour former les consciences aux notions de Souveraineté Nationale et de protection de l’environnement, une Semaine des mers et des îles du Vietnam s’est tenue à Hanoi à partir du 1er juin. Un décret du roi Minh Mang datant de 1834 et portant sur la protection de l’archipel des Paracels vient d’être offert aux autorités par son propriétaire.

Les habitants vivant dans les régions côtières sont encouragés à s’installer sur toutes les îles. Pour la première fois, un enfant est né à Truong Sa (Spratleys). C’est une petite fille, qui pourra bénéficier de l’eau pure de la toute nouvelle usine de désalinisation de l’eau de mer, au financement de laquelle a participé l’UGVF.

⇒ Découverte à Hà Tinh : en exploitant du sable, un habitant du district de Nghi Xuân, province de Hà Tinh (Centre), a découvert une boucle d’oreilles en pierre précieuse représentant une tête d’animal et plusieurs morceaux de céramique ornés de motifs.. Ces objets dateraient de la première période de la culture de Dong Son (3e siècle av. J.-C - 1er siècle apr. J.-C).

⇒ Pour le Millénaire de Thang Long-Hanoi en 2010, le Comité populaire de Hanoi annonce que la construction de 7 des 16 ouvrages prévus sera achevée cette année. L’embellissement de l’ancienne citadelle de Hanoi devrait s’achever en juillet 2010. La rénovation de la citadelle de Cô Loa démarrerait en octobre 2010. Le musée de Hanoi sera achevé en 2010, de même trois ouvrages pour Hanoi : le pont Nhât Tân, la route reliant le pont Nhât Tân et l’aéroport de Nôi Bài et le chemin de fer Hanoi-Hà Dông.

⇒ Un contrat de construction d’une voie ferrée urbaine à Hanoi reliant la rue Cat Linh à Hà Dông a été signé entre le Département des chemins de fer du Vietnam et une SARL chinoise pour plus de 350 millions de dollars.


 Avril 2009



Recouvrement des taxes d’ordures ménagères dans les grandes villes
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Le Comité populaire de Hanoi a pris la décision de taxer les foyers et organisations du centre produisant des eaux usées dans le cadre de la protection de l’environnement.


 Janvier 2009

- Le ministère vietnamien de l’Environnement et des Ressources naturelles a publié lundi à Hanoi un programme national pour faire face au changement climatique, soulignant les enjeux et solutions à ce sujet. Le Vietnam pourrait être l’un des cinq pays les plus touchés par le réchauffement climatique et la montée des océans.

- Un élevage expérimental de saumons et d’esturgeons dans les eaux froides du lac Tuyen Lam, province de Lam Dong, a été un plein succès, après celui de Sapa. Les investisseurs sont nombreux.

- Les provinces du delta du Mékong sont en train de chercher des mesures destinées à luter contre la pollution née de l’explosion des zones industrielles et des élevages aquacoles.

- Ho Chi Minh Ville compte 2 millions de personnes vivant de l’agriculture. Ce secteur joue un rôle très important dans l’équilibre écologique face à la forte urbanisation. La ville soutient l’amélioration des techniques et s’intéresse de près à la bio-culture.

 Septembre 2008

Les deux premières stations d’alerte aux séismes seront construites à Dà Lat et Son La ; trente autres seront ultérieurement réparties dans le pays. Le gouvernement prévoit un budget total de 70 milliards de dôngs. Dans un premier temps, les informations seront transmises par l’intermédiaire d’un satellite thaïlandais, avant d’être assurées par le satellite vietnamien Vinasat. Actuellement aucune station n’existe au Sud du pays, bien que le risque ne soit pas nul.

Le bilan du typhon Kammuri a été revu à la hausse. Le gouvernement parle maintenant de près de deux cent morts ou disparus, de près de 18.000 bâtiments endommagés et 15.000 hectares de champs dévastés.

La société Holcim Vietnam, joint-venture entre le groupe suisse Holcim et la Compagnie de ciment Hà Tiên 1 financera d’ici 2012 la restauration de l’écosystème des montagnes karstiques de la province de Kiên Giang. Elle est associée au projet de préservation du lepironia, ou bàng, herbe qui est tissée de diverses manières dans l’artisanat local traditionnel, ainsi qu’au projet de préservation des grues à tête rouge (Grus antigone).

Ces derniers temps, plusieurs espèces rares d’oiseaux, notamment le tantale indien (Mycterial eucocephala) et le pélican à bec tacheté (Pelecanus philippensis), sont revenus se reproduire au parc ornithologique de Bac Lieu. Ce parc est le refuge de centaines de hérons pourprés, un échassier en voie de disparition, parmi 46 espèces rares d’oiseaux et 150 autres espèces.

Une équipe de scientifiques du WWF a découvert onze nouvelles espèces d’animaux et de plantes dans une zone reculée du centre du Viêtnam. Parmi elles, deux papillons, un serpent, cinq orchidées et trois plantes. Des études plus poussées doivent vérifier si dix autres espèces, dont quatre orchidées, sont également nouvelles pour la science. Toutes ces espèces vivent exclusivement dans les forêts tropicales de la cordillère annamite, dans la province de Thua Thien Hué. Une région également appelée le « corridor vert » en raison de ses forêts inviolées depuis des milliers d’années qui constituent un habitat unique pour beaucoup d’espèces. Des nouveaux mammifères y avaient déjà été trouvés dans les années 1990, ce qui laisse supposer que ces découvertes ne sont que la partie émergée de l’iceberg.
Source : « Panda Magazine », le journal du WWF

 Août 2008 - Environnement, climat, préservation du patrimoine naturel et urbanisme

ENVIRONNEMENT

Le colloque "Changement climatique et développement durable au Vietnam" organisé à Hanoi montre que le Vietnam est un des cinq pays du monde les plus touchés par le changement climatique. Les tempêtes tropicales, plus nombreuses, frappent davantage le Sud, et la pluviosité diminue dans l’ensemble du pays, entraînant sécheresse et désertification, particulièrement dans le Centre. La température du Vietnam devrait fortement augmenter, de 2°C en 2050 puis de 2,5°C en 2070. Le niveau des océans s’élèverait de 35 cm en 2050 jusqu’à 1m en 2100, touchant en priorité les deltas du fleuve Rouge et du Mékong. En 2100, 90% du delta du Mékong serait alors sous les eaux.

La pollution du lac de l’Épée restituée au coeur de Hanoi étant devenue préoccupante, Pham Hùng Phong, manager du site web « vietnamtourisme » propose d’en faire un nettoyage manuel, par un garçon et une fille en costumes traditionnels se déplaçant sur le lac en pirogue…

Environ 20% de la population du Vietnam serait affectée par la montée des eaux maritimes. Une hausse de 1 mètre des océans se traduirait par des pertes annuelles de 17 milliards de dollars et une perte de plus de 12 % des terres arables. Plus de 16 millions de personnes pourraient ainsi perdre leurs habitations. Quelque 40.000 km2 de littoral seraient sous les eaux et 17 km2 du littoral du delta du Mékong touchés par de grandes crues.

Le typhon Kammuri qui s’est abattu vendredi 09 août sur les régions montagneuses du Nord a fait au moins 97 morts, et une centaine de disparus. Les dégâts matériels sont aussi considérables, avec plus de 4.500 maisons détruites ou endommagées.

ENVIRONNEMENT, juillet 2008

Le colloque "Changement climatique et développement durable au Vietnam" organisé à Hanoi montre que le Vietnam est un des cinq pays du monde les plus touchés par le changement climatique. Les tempêtes tropicales, plus nombreuses, frappent davantage le Sud, et la pluviosité diminue dans l’ensemble du pays, entraînant sécheresse et désertification, particulièrement dans le Centre. La température du Vietnam devrait fortement augmenter, de 2°C en 2050 puis de 2,5°C en 2070. Le niveau des océans s’élèverait de 35 cm en 2050 jusqu’à 1m en 2100, touchant en priorité les deltas du fleuve Rouge et du Mékong. En 2100, 90% du delta du Mékong serait alors sous les eaux.

La pollution du lac de l’Épée restituée au coeur de Hanoi étant devenue préoccupante, Pham Hùng Phong, manager du site web « vietnamtourisme » propose d’en faire un nettoyage manuel, par un garçon et une fille en costumes traditionnels se déplaçant sur le lac en pirogue…

URBANISME

Les travaux de construction de l’autoroute reliant Hanoi à Hai Phong ont commencé en mai. Il s’agira de l’autoroute la plus moderne du pays, construite sous forme de CET (construction-exploitation-transfert), d’un investissement de plus de 24.560 milliards de dôngs.

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