« Kim Van Kieu ou le jeu des dieux » et ISABELLE GENLIS

Dernier ajout : 1er octobre 2015.

 Kim Van Kieu ou le jeu des dieux, par Isabelle Genlis

Si le vietnamien a toujours été la langue du pays des fils du dragon et de la fée, ce sont les caractères chinois qui ont, pendant plusieurs siècles, raconté leurs histoires. Il aura fallu attendre que Nguyen Du, ardent passionné du Nôm, rende son caractère à sa langue maternelle et créé l’œuvre fondatrice de la littérature, la culture et l’identité vietnamienne. L’étincelle est un court roman chinois du 16ème siècle. Le poète fait un retour de flamme. Les idéogrammes vietnamiens embrasent son adaptation, réchauffent leur propre pays de la chaleur de ses accents, de son rythme et de son style. 3250 vers jaillissent : le Kim Van Kieu, qui traite du sort des femmes dans une société féodale, d’un long chemin vers l’accomplissement de l’être, le reflet de l’universelle piété envers les êtres, du détachement des passions pour une sérénité possible.

Le poème jouit d’un succès sans précédent, bouleverse la vie culturelle et sociale. Les personnages deviennent des figures populaires. Le poème est un emblème national, et accompagne les grandes heures de l’histoire : « La société vietnamienne se construit sur les ruines du passé. Au milieu de sa floraison, le Kieu est toujours chanté, aimé, enseigné (…) Par son œuvre, Nguyên Dù a eu le mérite de démasquer, de dénoncer, souvent avec violence l’oppression. » Nguyen Khac Viên.
Il essaime la force, le courage au delà des frontières ; il est traduit en 30 langues. L’Unesco le classe patrimoine immatériel en 1965.

A pas de lotus, il éclot aujourd’hui dans une adaptation destinée au récit, à la narration, que j’ai travaillée sous le conseil de Bruno de La Salle (fondateur du Clio), sur une composition originale de Hô Thuy Trang à la cithare vietnamienne : Te Dan Tranh.
Raconter aujourd’hui le Kieu m’apparaît certes comme un partage culturel mais aussi et surtout comme une question renouvelée posée à nos contemporains. C’est la part du conteur de transmettre une histoire constitutive de l’humanité, notre bien commun. Le « Kim Van Kieu ou le jeu des dieux », allégorie de la quête de la liberté, ode à la femme, texte fondateur d’une société en mutation, nous offre cette possibilité de jouer avec le temps, s’inspirant du passé pour questionner le présent, et d’embrasser le fictif pour nourrir notre quotidien.

Festival VOOLP : http://www.voolp.fr
Le Kieu fera son ouverture puis programmation durant le festival des Paroles de dragon, contes des peuples du Vietnam. Récit : Isabelle Genlis Genlis Musique ; Hô Thuy Trang

Presse :
« C’est une chance qu’Isabelle Genlis, une artiste charmante, compétente, grâce à son savoir faire, sa maturité, son expression artistique claire, limpide, mène avec succès dans le monde l’histoire de Kieu, de façon aussi érudite qu’abordable. Ce qui est lointain, nous semble maintenant très proche. Les souffrances sont brillamment et délicatement décrites, de telle façon qu’un un auditeur y sera forcément sensible et se prendra d’empathie avec le personnage. Même si l’histoire se passe dans un temps lointain, loin d’ici, la voix d’Isabelle nous hypnotise et nous montre que c’est vivant ici et aujourd’hui. » Dan Dien, avril 2015
« L’artiste française Isabelle Genlis a raconté en français l’histoire de Kieu : une excellente narration, une langue imagée, une voix avec des tonalités différentes, mais aussi un accompagnement musical remarqué et une poésie caractérisée » baoquangnam.com.vn, Juin 2015

« Durant plus d’une heure, Isabelle Genlis a charmé les vietnamiens résidant en France et les amis français au Centre Culturel du Vietnam avec sa voix grave et chaleureuse. Elle a fait revivre la société féodale du Vietnam, encore présente aujourd’hui » Le Courrier du Vietnam, Juin 2015

« Le public français qui ne connaissait pas le Kieu, après avoir entendu l’histoire par Isabelle Genlis, n’a pas retenu pas ses larmes, a exprimé sa sympathie, sa pitié pour le sort d’une femme enterrée par le régime féodal. Le public qui avait lu Kieu a été touché par le récit inspirant de l’artiste Isabelle Genlis, qui a créé une communion d’âme. » Boa Moï, Juin 2015



« S’ouvrir à une littérature étrangère, ce n’est pas satisfaire une envie d’exotisme, c’est une invitation à voyager pour conjuguer l’altérité dans une autre langue, c’est une route vers la fraternité, un intérêt pour la transmission d’un homme à un autre »
Contact : Isabelle Genlis 06 83 18 37 46 / genlisabel gmail.com http://isabellegenlis.free.fr/
Co production : CLIO et Théâtre des Bonnes Langues.

 « Kim Van Kieu ou le jeu des dieux »

est la Première adaptation pour une narration en langue française de cette œuvre fondatrice
du patrimoine oral et immatériel de l’humanité,
où le verbe et la musique se tissent l’un à l’autre
afin de dessiner l’âme et libérer la lumière de cette œuvre majeure pour l’humanité.
Considérant le rôle inestimable et l’importance du patrimoine culturel immatériel comme facteur de rapprochement, d’échange et de compréhension entre les êtres humains,
L’intérêt de consolider les ponts culturels entre les différents pays
La nécessité de faire prendre conscience, parmi les jeunes générations, de l’importance du patrimoine culturel immatériel et de sa sauvegarde
Isabelle Genlis présente le « Kim Van Kieu » dans son adaptation « Kim Van Kieu ou le jeu des dieux », accompagné à la cithare par Phuong Oanh.
L’année 2014 fut l’année croisée célébrant la fraternité entre la France et le Vietnam.
L’année 2015 sera celle de la célébration de l’auteur du Grand Poème national, Nguyen Du, par l’Unesco, une opportunité pour faire résonner les phrases du poète au delà de ses frontières pour un public francophone.

 Kim Van Kieu

Si le vietnamien a toujours été la langue du pays des fils du dragon et de la fée, ce sont les caractères chinois qui ont, pendant plusieurs siècles, raconté leurs histoires. Il aura fallu attendre que Nguyen Du ardent passionné du Nôm, rende son caractère à sa langue maternelle et créé l’œuvre fondatrice de la littérature, la culture et l’identité vietnamienne. L’Unesco célèbrera le 250ème anniversaire de sa naissance en 2015.
L’étincelle est un court roman chinois du 16ème siècle. Le poète fait un retour de flamme. Les idéogrammes vietnamiens embrasent son adaptation, réchauffent leur propre pays de la chaleur de ses accents, de son rythme et de son style. 3250 vers jaillissent : le Kim Van Kieu, qui traite du sort des femmes dans une société féodale, d’un long chemin vers l’accomplissement de l’être, un affranchissement.
Le récit jouit d’un succès sans précédent, bouleverse la vie culturelle et sociale. Les personnages deviennent des figures populaires, leurs noms s’immiscent dans le langage courant, leurs paroles sont scandées par les élèves des universités ; le poème est un emblème national, et accompagne les grandes heures de l’histoire : « La société vietnamienne se construit sur les ruines du passé. Au milieu de sa floraison, le Kiêu est toujours chanté, aimé, enseigné (...) Par son œuvre, Nguyên Dù a eu le mérite de démasquer, de dénoncer, souvent avec violence l’oppression. » Nguyen Khac Viên.
Le récit aux images fleuries essaime la force et le courage au delà des frontières ; il est traduit en 30 langues. L’Unesco le classe patrimoine immatériel en 1965.
Le spectacle
A pas de lotus, il éclot aujourd’hui dans une adaptation française « Kim Van Kieu ou le jeu des dieux », comme une allégorie de la quête de la liberté, et une ode à la femme : Ainée d’une famille de modestes lettrés, Kiêu, comblée par les dieux, n’en est pas à sa première vie. Avertie par un esprit bienveillant, elle payera les dettes de ses incarnations précédentes, renoncera à son serment d’amour pour sauver sa famille du déshonneur et acceptera ce qu’elle croit être un mariage d’intérêt. Le mari la conduit dans une « maison verte », une maison de prostitution. La fleur à peine éclose sera effeuillée par les trahisons, jusqu’à mettre son âme à nue. Mais écorcher n’est pas tuer. Les dieux nouent, délient, comptent, veillent.
Les épreuves sont la moelle de la puissance, la vie un champ de bataille où les combats font rage pour effleurer le détachement et rencontrer le bonheur fragile et délicat du moment présent.
Accompagné par une composition à la cithare inspirée de mélodies traditionnelles, Kim Van Kieu ou le jeu des dieux, nous entraine dans les tribulations d’une conquérante. De la jeune fille à l’épouse, de la nonne à la prostituée, il s’agit de « s’affranchir du monde flottant »
Durée : 1h10 -­‐ Public adulte.

Extraits
« Son allure gracieuse arrachait les larmes du saule, les cordes du Hô Cam s’exaltaient sous ses doigts habiles, sa beauté de légende provoquait le regard des dieux.
Elle s’émerveillait de sa beauté, sa distinction. Il découvrait ses charmes, s’enchantait de son élégance, en un instant leurs cœurs s’étaient reconnus et aimés. »
« Le maître des cieux veille aux destins des filles douées comme vous l’êtes. Votre nom figure parmi les nôtres : filles aux entrailles déchirées. Vous ne pourrez pas vous échapper si vous ne payez vos dons aux dieux. Votre barque file sans la pagaie.’ L’esprit disparaitrait et laisserait Kieu dans la nuit... »
« Kieu accourut et vit son père et son frère attachés. On accusait Vuong père d’avoir contracté une dette. Simples hommes de main, des brutes exigeaient leur butin. Vuong criait au mensonge, il n’avait aucune fortune, mais le bambou claquait sur les jambes des prisonniers, le roc broyait la craie, Kieu fit ce qu’elle avait à faire : Une fille se doit de reconnaître à ses parents le soin de sa naissance, la peine de l’éducation. Kieu s’offrit en échange de la somme qu’on réclamait.
L’affaire fut conclue et les papiers furent signés. Pour trois cent taëls d’or, la fille avait été vendue. Elle s’était offerte pour sauver la vie de son père. »
« L’épouse officielle... un vrai piment nappé de miel ; une parole juste, une conduite remarquable, un sourire constant, un regard léger et pesé, ces cœurs irréprochables sont souvent les plus redoutables.
Kieu pria son époux de lui avouer cette union qu’il avait contracté sans lui en souffler un seul mot. Qu’elle vive sans crainte et soit assurée de sa place.
Thuc suivit son conseil, se prépara pour le départ. Les mains s’entrelacèrent, certaines de se retrouver. Kieu referma sa porte et confia son sort aux dieux. »
« Un jour un grand guerrier l’arracha aux hommes avides. Ses pas broyaient le sol et sa tête touchait le ciel, une barbe de tigre, la taille haute, épaules larges.
Un silence bavard accorda leurs cœurs solitaires, le respect s’imposa et avant de s’en approcher, l’homme, genou à terre, l’honora de quelques paroles... »
© Isabelle GENLIS

L’adaptation française du Kim Van Kieu de Nguyen Du, « Kim Van Kieu ou le jeu des dieux » sera donné le 30 novembre à 18h, à l’association Lac Viet à Vitry sur seine puis au Mandapa le 24 janvier.
J’espère que ce sera l’occasion de vous présenter ce spectacle, dont la Première a eu lieu au festival Epos, festival des épopées internationales en juillet 2014.
L’année 2015 sera l’année du Poète Nguyen Du, célébré par l’Unesco, une année propice à re-découvrir son oeuvre majeure, adaptée en langue française et musicalisée par la cithariste Phuong Oanh.

mise en page : angela.flao yahoo.fr - peinture :©Do Duy Tuan

Ainée d’une famille de modestes lettrés, Kiêu, comblée par les dieux, n’en est pas à sa première vie. Avertie par un esprit bienveillant, elle payera les dettes de ses incarnations précédentes, renoncera à son serment d’amour pour sauver sa famille du déshonneur et acceptera ce qu’elle croit être un mariage d’intérêt. Le mari la conduit dans une « maison verte », une maison de prostitution. La fleur à peine éclose sera effeuillée par les trahisons, jusqu’à mettre son âme à nu. Mais écorcher n’est pas tuer. Les dieux nouent, délient, comptent, veillent. Le « Kim Van Kiêu » de Nguyên Dû, profondément inscrit dans la pensée bouddhiste, chante l’âme vietnamienne. Il est aussi un chant de courage et de force pour tout être.

Contact : Isabelle Genlis 06 83 18 37 46 / genlisabel gmail.com http://isabellegenlis.free.fr/
En partenariat avec Le CLIO et La compagnie SYLENPSO

 Projet

« Kim Van Kieu ou le jeu des dieux »
est la Première adaptation en langue française de cette œuvre fondatrice
du patrimoine oral et immatériel de l’humanité,
où le verbe et la musique se tissent l’un à l’autre
pour dessiner l’âme et libérer la lumière de cette œuvre majeure pour l’humanité.
Considérant le rôle inestimable et l’importance du patrimoine culturel immatériel comme facteur de rapprochement, d’échange et de compréhension entre les êtres humains,
L’intérêt de consolider les ponts culturels entre les différents pays
La nécessité de faire prendre conscience, parmi les jeunes générations, de l’importance du patrimoine culturel immatériel et de sa sauvegarde
Isabelle Genlis présente le « Kim Van Kieu » dans son adaptation « Kim Van Kieu ou le jeu des dieux », accompagné à la cithare par Phuong Oanh.
L’année 2014 fut l’année croisée célébrant la fraternité entre la France et le Vietnam.
L’année 2015 sera celle de la célébration de l’auteur du Grand Poème national, Nguyen Du, par l’Unesco, une opportunité pour faire résonner les phrases du poète au delà de ses frontières pour un public francophone.
Présenté au festival Epos en juillet 2014, le spectacle sera joué en novembre 2014 à l’Association Lac Viet de Vitry sur seine et au théâtre Mandapa en Janvier 2015.

Kim Van Kieu
Kieu est une jeune fille belle et talentueuse. Tout en elle est charme, perfection et lui promet une vie heureuse. Or les lois du ciel sont intransigeantes. Chaque don se paye d’une épreuve qu’elle devra surmonter. Il lui faudra se libérer de la dette de ses vies antérieures, satisfaire les dieux, pour atteindre la sérénité et connaître le bonheur fragile et recherché de l’instant présent.
Classé par l’UNESCO parmi les œuvres patrimoniales de l’humanité, ses mots résonnent déjà aux oreilles des âmes sensibles et des esprits éclairés, couchés sur le papier, car l’auteur « utilise le bout de la langue pour faire éclore sa voix, chaque paragraphe est une note, chaque vers est un air de chant, chaque mot est une main d’où sortent des sons gémissants comme l’eau de pluie qui dégoutte le long du mur » Article de Vû Dinh Long, dans la revue Nam Phong -­‐ Vent du Sud 1924..........
Inspiré d’un roman chinois du 16ème siècle, Nguyên Du écrit son Kim Van Kieu au début du 19ème siècle. Considéré comme le miroir de l’âme vietnamienne, Il est élevé au rang de poème national du Vietnam.
Kim Van Kiêu est un chant aux images fleuries, à la parole rythmée. Profondément inscrit dans la pensée bouddhiste, Il est une allégorie de tout chemin de vie, un symbole de courage et de force, un poème d’amour : une ode à la femme.
Isabelle genlis a adapté le Kim Van Kieu en langue française, sous la direction de Bruno de la Salle au Conservatoire de Littérature orale – CLIO-­‐
Son travail rend compte de la poésie du texte original, respecte la métrique vietnamienne, dans une langue qui n’est pas celle du poète mais qui s’y offre.
Phuong Oanh accompagne le récit à la cithare vietnamienne. Entre thèmes traditionnels vietnamiens et compositions originales inspirées de la rythmique du texte, la musique et le verbe se tissent l’un à l’autre pour donner à entendre un véritable tableau vivant.
Durée : 1h20 -­‐ Public adulte.

 Extraits

« Son allure gracieuse arrachait les larmes du saule, les cordes du Hô Cam s’exaltaient sous ses doigts habiles, sa beauté de légende provoquait le regard des dieux.
Elle s’émerveillait de sa beauté, sa distinction. Il découvrait ses charmes, s’enchantait de son élégance, en un instant leurs cœurs s’étaient reconnus et aimés. »
« ‘Le maître des cieux veille aux destins des filles douées comme vous l’êtes. Votre nom figure parmi les nôtres : filles aux entrailles déchirées. Vous ne pourrez pas vous échapper si vous ne payez vos dons aux dieux. Votre barque file sans la pagaie.’ L’esprit disparaitrait et laisserait Kieu dans la nuit... »
« Kieu accourut et vit son père et son frère attachés. On accusait Vuong père d’avoir contracté une dette. Simples hommes de main, des brutes exigeaient leur butin. Vuong criait au mensonge, il n’avait aucune fortune, mais le bambou claquait sur les jambes des prisonniers, le roc broyait la craie, Kieu fit ce qu’elle avait à faire : Une fille se doit de reconnaître à ses parents le soin de sa naissance, la peine de l’éducation. Kieu s’offrit en échange de la somme qu’on réclamait.
L’affaire fut conclue et les papiers furent signés. Pour trois cent taëls d’or, la fille avait été vendue. Elle s’était offerte pour sauver la vie de son père. »
« L’épouse officielle... un vrai piment nappé de miel ; une parole juste, une conduite remarquable, un sourire constant, un regard léger et pesé, ces cœurs irréprochables sont souvent les plus redoutables.
Kieu pria son époux de lui avouer cette union qu’il avait contracté sans lui en souffler un seul mot. Qu’elle vive sans crainte et soit assurée de sa place.
Thuc suivit son conseil, se prépara pour le départ. Les mains s’entrelacèrent, certaines de se retrouver. Kieu referma sa porte et confia son sort aux dieux. »
« Tels des hérons avides sur les bords d’un lac sans poisson, de généreux dévots venaient soulager leur karma contre quelques offrandes, aux dieux du temple bienheureux. Après quelques prières, une fidèle à l’œil agile reconnut aussitôt la petite cloche et le gong. Elle s’en confia aussitôt à la supérieure.
La femme de sagesse la remercia de ses bons soins. Le calme de la nuit recueillit les fruits du mystère ; Kieu dévoila sa vie, cachée sous sa robe de bure.
Ces aveux désarmants renforcèrent leur amitié. Ensemble elles cherchèrent à échapper à cette traque. Les dieux avaient agi, pour vivre Kieu devait partir. Elle avait en bagage le poids de plusieurs existences : épouse, esclave nonne, elle devenait fugitive et priait les grands dieux de veiller sur le lendemain. »
« Un jour un grand guerrier l’arracha aux hommes avides. Ses pas broyaient le sol et sa tête touchait le ciel, une barbe de tigre, la taille haute, épaules larges.
Un silence bavard accorda leurs cœurs solitaires, le respect s’imposa et avant de s’en approcher, l’homme, genou à terre, l’honora de quelques paroles... »

 Isabelle Genlis, conteuse, comédienne Texte et interprétation

Conteuse et comédienne, Isabelle Genlis, formée au conservatoire de Saint Germain en Laye, obtient un premier prix d’interprétation puis joue avec plusieurs compagnies. Elle rencontre le metteur en scène Alain Knapp avant de fonder sa compagnie, Corps et Âmes. Elle participe également aux créations du Théâtre Odyssée qui entretient un échange artistique avec une compagnie coréenne.
Elle travaille avec Sotigui Kouyaté, pour plusieurs projets dans différents pays. Griot, il l’initie à l’art du conte. C’est alors qu’Isabelle s’intéresse au Vietnam, pays d’une partie de sa famille. Elle travaille auprès de linguistes, recueille des histoires auprès de son entourage vietnamien, puis crée des spectacles de contes traditionnels du Vietnam, du Japon, d’Indonésie et des Philippines.
Au musée du quai Branly, Isabelle conte chaque semaine pour le plateau des collections asiatiques ainsi que pour les expositions temporaires et les évènements liés à ce continent. Elle joue également au musée Cernuschi, dans les festivals, centres culturels, médiathèques, écoles, prisons...
En 2011, elle rejoint le Centre de Littérature Orale, CLIO-­‐ où elle entreprend l’adaptation du poème national vietnamien : Kim Van Kieu de Nguyên Du sous la direction de Bruno de la Salle. Elle le présente au public à Epos, en juillet 2014.

Phuong Oanh, musicienne Composition et interprétation musicale
Figure de proue des mouvements de retour aux sources (Du Ca, Hoa Sim, Phuong Ca Dan Ca Quoc Nhac ...), Phuong Oanh fonde l’Ecole de Musique Traditionnelle Vietnamienne PhuongCa en 1970 à Saigon.
Elle est l’un des rares professeurs de musique traditionnelle au Conservatoire National Supérieur de Saigon. En 1988, Phuong Oanh reçoit la Médaille d’or de l’Académie Culturelle de l’Asie pour ses travaux sur la musique Vietnamienne.
En 1994, Phuong Oanh reçoit la médaille du mérite pour ses travaux pour la musique traditionnelle pour les jeunes. En 1996 elle est diplômée professeur d’Etat de musique traditionnelle vietnamienne en France (D.E.). Elle a été professeur de musique vietnamienne aux conservatoires de musique des villes de Sevran et d’Antony de 1987 à 2010.
Spécialiste de la musique dite de Hué, c’est avec les compositeurs Pham Duy, Nguyen Duc Quang, que Phuong Oanh a introduit la musique dite populaire dans les écoles et les universités.

- ­‐ Un tabouret haut -­‐ Une chaise
- ­‐ Un pupitre
Fiche Technique
Ce spectacle ne nécessite pas de conditions techniques particulières et peut s’adapter à toutes sortes de lieux.
Si les conditions d’accueil le permettent :
- ­‐ Deux projecteurs latéraux ambres
- ­‐ Deux projecteurs faces ambres