Monsieur M de Anh Mat soit Mathias Kim Ly

Dernier ajout : 10 février 2015.

« Monsieur M » le nouveau livre de Anh Mat soit Mathias Kim Ly

L’ouvrage est disponible actuellement sur Publie.net http://librairie.publie.net/fr/ebook/9782371710337/monsieur-m ou toute autre plateforme en ligne (Amazon, Fnac etc...)

Préface de Jean-Yves Fick →Des enfants jouent sur un rivage, et aperçoivent un corps échoué. C’est celui de Monsieur M. 
Une énigme à résoudre, jusques et y compris dans la fable qui peu à peu devient fantastique, mêlant l’enfermement de qui écrit à ce qui l’oppose aux mots d’ordre hurlés. Les voix qu’il entend dedans la page encore à écrire, et celles d’un dehors devenu carcéral, vociférant ordres et mots d’ordre. Aux mises en abyme successives qu’organise le récit, aux labyrinthes d’une bibliothèque – vide de tous ses livres brûlés, sauf un seul encore à écrire –, aux jeux de miroirs que peu à peu le geste d’écrire fait naître de lui-même, le roman vient proposer, comme autant de nouveaux reflets, l’écho de portraits successifs.
Ils viennent comme démultiplier, dans leur champ propre, l’interrogation que porte le récit, que porte peut-être tout récit. Dans la clôture d’une chambre, que peuvent écrire ou peindre ? Les deux actes, entiers dans leur geste, viennent, chacun à leur mesure, dépasser la condamnation qu’ils portent en eux-mêmes. Un papillon noir, fasciné par la flamme du rêve dans un rêve, vole vers la nuit elle-même.
Mathias Kim Ly (Anh Mat) vit au Vietnam, à Saigon, où il enseigne le français. Le suivre sur son blog les nuits échouées ou sur Twitter @Anh_Mat. Je m’appelle Anh Mat, j’ai trente ans et j’habite au Vietnam depuis six ans, à Saigon, où j’enseigne le français. Je crois, après coup, être venu ici pour habiter une langue étrangère, afin de prendre une distance avec ma langue maternelle... c’était donc, je le crois aujourd’hui, une décision d’écriture. Sans même m’en rendre compte, j’ai depuis préservé le français pour l’écriture et la littérature seulement. (Ici je parle uniquement le vietnamien et l’anglais.) Je suis certainement devenu professeur de français langue étrangère pour garder un point d’attache entre la parole et ma langue maternelle (le français) qui pour mes élèves est une langue bien étrange, suite de règles, de mots, de dialogues absurdes à travailler, de la matière... Aujourd’hui, devant mes lectures, mes écrits ou mes cours, j’ai parfois l’impression que la langue française m’accueille soit comme un nouveau venu, soit comme un revenant.