Partenariat stratégique entre la France et le Viêt Nam - Patrice (...)

Dernier ajout : 28 novembre 2013.

PARTENARIAT STRATÉGIQUE ENTRE LA FRANCE ET LE VIETNAM

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Les rencontres politiques à un haut niveau, présidents, ministres et premiers ministres, sont fréquents entre la France et le Vietnam, auxquelles s’ajoutent les missions parlementaires et les délégations de collectivités territoriales. On ne peut que s’en réjouir. Aussi s’étonnera-t-on peut être que « Perspectives » veuille accorder au séjour du premier ministre Nguyen Tan Dung une importance particulière, alors que ce dernier avait déjà effectué un visite officielle en 2007

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et que la plus récente a été relativement courte, puisqu’elle s’est déroulée du 24 au 26 septembre 2013.

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La presse vietnamienne en a relaté le déroulement en ces termes : « Durant son séjour, le Premier Ministre Nguyen Tan Dung a eu un entretien avec son homologue français Jean-Marc Ayrault …(il) a eu des entrevues avec le Président français François Hollande et le président du Sénat français Jean-Pierre Bel. Il a visité l’Institut français des Relations internationales (IFRI) et y a prononcé un discours important. Il a reçu le ministre français de la défense Le Drian, le secrétaire national du Parti communiste français, Pierre Laurent, et la délégation de l’association d’Amitié France-Vietnam, a dialogué avec les principaux groupes économiques français. Il a assisté à la cérémonie d’inauguration du nouveau siège de l’ambassade du Vietnam et rencontré des représentants de la communauté des Vietnamiens en France ». A quoi il convient néanmoins d’ajouter le dépôt d’une gerbe devant le buste du président Ho Chi Minh au parc Montreau de Montreuil et la visite de l’exposition présentée par le Musée d’Histoire vivante de cette ville.

D’insuffisantes relations économiques :

Cela suffit-il à justifier ce dossier ? Certes, une série d’accords a été conclue à l’occasion de cette visite : protocole financier du projet d’équipement de la polyclinique de Can Tho, convention d’informations dans l’inspection et la supervision bancaire entre la Banque d’Etat du Vietnam et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), mémorandum entre le ministère du Commerce et l’Agence française pour le développement international des entreprises (Ubifrance), cependant que divers contrats ou lettres d’intention ont été signés, une convention entre le Groupe pétrogazier du Vietnam et le groupe GDF-Suez concernant le projet de gaz liquéfié et de transformateur de Son My, province de Binh Thuan, une lettre d’intention sur l’achat d’A320 entre Vietjet Air et le groupe Airbus, un mémorandum entre le ministère vietnamien des Transports et des Communications et le groupe Vinci sur le développement des infrastructures de transport au Vietnam. Cela est important en soi car, comme le soulignait Philippe Delalande dans un libre propos publié par le quotidien « Le Monde » du 24 septembre dernier, « … la France semble aujourd’hui perdre pied au Vietnam. Même si le volume global des échanges augmente, le déficit commercial de la France en 2012 fut de 2,1 milliards d’euros. Il s’est creusé de plus de moitié par rapport à 2011 ». Notre ami poursuivait en notant que, premier investisseur occidental au Vietnam, l’hexagone a été doublé par les Etats-Unis en 2006, puis par les Pays-Bas en 2007, « alors que Vietnam voit son influence croître dans le Sud-est asiatique ».

De cela, il ne faut guère s’étonner. D’une part, les entreprises françaises n’ont pas nécessairement compris que s’intéresser au Vietnam exige une vision à long terme et implique de la constance, car il s’agit d’une économie en développement et, bien qu’une longue histoire relie nos deux pays, celle-ci n’est pas toujours suffisamment connue d’elles. D’autre part, à l’étape où il se trouve actuellement, le Vietnam a surtout besoin de renforcer son tissu industriel, de se doter des capacités de production de biens d’équipement et de biens intermédiaires, branches qui ne sont pas ou plus assez des points forts de l’économie française, à la différence par exemple de l’Allemagne, du Japon ou de la Corée du sud, voire des Etats-Unis. Enfin, l’évolution de l’Asie, quand bien même elle perçue comme une réémergence historique, est analysée de façon incomplète, en ce qu’on se focalise sur la Chine et, selon les activités, sur le Japon, la Corée du sud, Singapour ou l’Inde, sans prendre en compte les interactions et imbrications économiques qui se construisent, avec leurs contradictions, à l’échelle de ce continent. Certes, les grands groupes, qui disposent d’analystes et font appel aux consultants, sont ou devraient être en mesure d’avoir une vision d’ensemble structurée, mais c’est rarement le cas d’entreprises petites ou moyennes.
Bien que celles-ci n’aient pas été vraiment concernées, on accordera de l’intérêt à la rencontre que le premier ministre vietnamien a eue, le 25 au matin, avec un certain nombre de groupes publics et privés, parmi lesquels Alstom, la CNIM (Constructions industrielles de la Méditerranée), SAFRAN, AREVA ou encore la société d’ingénierie Systra. C’est apparemment la première fois qu’un évènement de cette envergure était organisé. Il a permis au premier ministre et aux personnalités qui l’accompagnaient, les ministres de l’industrie et du commerce Vu Huy Hoang, du Plan et de l’Investissement Bui Quang Vinh, ainsi que le gouverneur de la banque d’Etat Nguyen Van Binh, de répondre à de nombreuses questions portant sur les options et les projets du Vietnam dans une série de domaines, l’énergie, les infrastructures de communication, la grande distribution en particulier.

Un nouveau départ :

Le déficit que la France enregistre dans ses échanges avec le Vietnam n’est certainement pas le point le plus sombre de l’économie française et bien plus sérieux sont ceux qui se sont creusés avec des partenaires de premier rang. Il faut y voir surtout un indicateur de l’insuffisante attention prêtée aux rapports bilatéraux, dont d’ailleurs la modestie des exportations vietnamiennes constitue l’autre face du constat. C’est ce que laisse entendre la tribune libre de Philippe Delalande, puisqu’elle est intitulée : « La France doit resserrer ses liens avec le Vietnam ». Or, comme en réponse, la visite du premier ministre Nguyen Tan Dung a été l’occasion d’entretiens politiques approfondis avec les présidents la République et du Sénat, qui ont en quelque sorte couronné la signature, avec le premier ministre Jean-Marc Ayrault, d’un partenariat stratégique entre nos deux pays.
Au lecteur soucieux de comprendre ce que recouvre ce vocable, on ne recommandera pas de lire le guide pratique de 40 pages que l’Institut Esprit Service du MEDEF a placé sur la Toile. Il ne concerne que les entreprises. Lorsque, au début de 2012, nous avions interrogé à ce sujet à un membre du cabinet d’Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères de l’époque, il nous avait été répondu qu’un accord de partenariat stratégique rassemble en un seul document tous les domaines couverts par des accords d’Etat à Etat et que, d’ailleurs, un tel accord venait d’être signé avec l’Australie, qui se souciait de la « présence grandissante de la Chine dans le Pacifique ». En d’autres termes, un partenariat stratégique n’ouvre pas nécessairement le champ des relations, mais le seul fait d’en conclure un rehausse le niveau, sur le plan symbolique qui compte sur le plan international, mais aussi de façon concrète puisque les partenaires s’accordent pour considérer que leurs relations ne se bornent pas aux échanges habituellement conclus avec des dizaines d’autres pays, qu’elles disposent d’une cohérence d’ensemble et qu’elles ont une portée à long terme.
Il semble que de subtiles nuances existent, que transcrit la terminologie. Ainsi, un partenariat global a été établi entre la Chine et la France en 1997 et un partenariat stratégique global le fut en 2004. Sans que l’auteur de ces lignes soit en mesure de saisir la différence, il doit y en avoir une et, puisque l’épithète « global » est absent, on est conduit à penser que l’accord signé entre la France et le Vietnam se situe un peu au dessous du niveau atteint par les relations franco-chinoises.
On n’en fera pas un drame, car rehaussement il y a bien. Parmi les cinq champs regroupés dans le document, on retrouve bien entendu la coopération économique, la coopération de développement et la coopération en matière de culture, d’éducation, de formation, de recherche scientifique, de droit et de justice. Concernant la première citée, on notera que l’article 13 est entièrement consacrée au développement de l’énergie nucléaire dont il est dit que les deux pays « partagent la même vision responsable », que la France « entend apporter son soutien au programme électronucléaire du Vietnam, et affirme sa disposition à lui apporter dans ce domaine son expertise en termes de technologie, de sûreté et de sécurité nucléaires, de formation des acteurs de la filière nucléaire et de recherche de financements des projets ». L’article 14 porte, quant à lui, sur la négociation d’un « accord de libre-échange complet, équilibré et ambitieux entre l’Union européenne et le Vietnam », négociation à laquelle la France apportera sa contribution. La coopération de développement se limite à un seul article, ce qui n’en réduit pas l’importance car le rôle joué par l’Agence française de développement, le fonds de solidarité prioritaire et la réserve pays émergents, ainsi d’ailleurs que ceux de la coopération décentralisée et des ONG françaises, est apprécié du Vietnam. Il conviendra à l’avenir que l’AAFV et sa revue « Perspectives » s’attachent davantage à faire connaître ce qui est le point sans doute le plus remarquable des relations bilatérales, en particulier ce qui relève de l’AFD. Le troisième champ n’appelle aucune remarque, si ce n’est l’accent placé sur la médecine, « axe majeur de la coopération », ainsi que sur le domaine juridique et judiciaire, qui fait l’objet, depuis le 10 février 1993, d’une convention particulière.
On s’attachera plus particulièrement aux deux autres champs, placés en tête du document. La coopération politique et diplomatique est appelée à se renforcer sur trois plans reliés les uns aux autres, celui des relations bilatérales –rencontres et contacts de haut niveau, échanges entre parlementaires des deux pays, Assises de la coopération décentralisée-, celui de la concertation au sein des enceintes internationales, ONU et Organisation internationale de la Francophonie comprises, celui établi entre les organisations régionales dont la France et le Vietnam sont membres, l’Union européenne d’un côté et l’ASEAN de l’autre. On n’insistera pas sur l’intégration européenne de la France, mais sur la seconde organisation, trop souvent négligée en France, sur la place qu’elle tient en Asie, sur le rôle international qui est le sien et sur la part grandissante que le Vietnam tient en son sein. Or, bien que l’UE participe au Forum régional de l’ASEAN (ARF), elle le fait sans grand dynamisme, ce qui nous paraît éminemment regrettable, à moins que, les choses étant ce qu’elles sont, cela ne soit considéré comme inévitable.
Quatre articles sont consacrés à la coopération en matière de défense et de sécurité. Un arrangement relatif à la coopération en matière de défense avait été conclu le 17 novembre 2009, qui établissait notamment un Comité conjoint de coopération. Son action devrait être consolidée : formation, santé, équipements, escales de bâtiments militaires, échanges d’informations sur les questions stratégiques, internationales comme régionales. Une coopération industrielle devrait également s’intensifier dans le domaine de la défense. Par ailleurs, suite à la décision prise récemment par Hanoi., la France « accompagnera le Vietnam dans sa participation à des opérations de maintien de la paix des Nations Unies », cependant que le Vietnam souligne sa volonté d’oeuvrer au désarmement nucléaire. Enfin, la coopération technique et opérationnelle sera renforcée dans les domaines « non conventionnels » de sécurité (trafic d’être humains, d’armes, de stupéfiants, blanchissement des capitaux associés à ces activités, etc.).
On soulignera deux points. D’une part, un « dialogue stratégique » existe entre les ministères des Affaires étrangères et de la Défense des deux pays, ce que, dans la langue diplomatique actuelle on appelle « format 2+2 ». Ce dialogue est conduit au niveau des vice-ministres et constitue un des instruments réguliers du partenariat stratégique. Enfin, bien que l’accord n’en fasse pas état, les rencontres politiques que le premier ministre vietnamien a eues à Paris ont abordé la question de la mer Orientale et des archipels qui s’y trouvent. Pour citer la presse vietnamienne, qui n’a pas été démentie : « La France soutient la position constante du Vietnam de régler les différends par des mesures pacifiques, sur la base du respect du droit international, dont la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982 (CNUDM), la Déclaration sur la conduite des parties en Mer Orientale (DOC), pour parvenir au plus tôt au Code de conduite en mer Orientale (COC). »

Confiance stratégique :

Les sceptiques feront valoir que les relations franco-vietnamiennes ont fait naître, à plusieurs reprises, de grands espoirs, assez vite déçus. Ce pourrait être encore le cas, si plusieurs données ne laissaient penser qu’il pourrait en aller cette fois-ci autrement. Quel que soit le jugement que l’on porte sur la politique extérieure de l’actuel gouvernement, elle manifeste un intérêt plus vif, plus constant et plus structuré pour l’Asie, aux divers pays qui la constituent, qu’ils soient réputés puissants (Chine, Japon, Inde) ou qu’ils ne le soient pas – les Philippines, la Malaisie, le Cambodge et le Laos ont été visités-, à l’ASEAN en tant qu’organisation régionale et en tant que moyeu des relations intraasiatiques, au dialogue établi entre les continents asiatique et européen dans le cadre de l’ASEM, autrement dit les « rencontres Asie-Europe » dont le président Chirac avait été le concepteur. Les relations commerciales sont sans nul doute prioritaires, comme la Conférence des ambassadeurs l’avait souligné à l’été 2012. On ne saurait s’en étonner. L’expérience prouve cependant que les pays asiatiques, le Vietnam tout particulièrement, ne sont pas uniquement des marchés à conquérir par des commerciaux et autres VRP dynamiques, mais des Etats et des peuples aux civilisations anciennes et diverses, aux histoires longues et complexes, aux besoins considérables et aux ambitions légitimes. Cela est devenu évident et cela le sera davantage encore à l’avenir, ne serait-ce qu’à cause du poids démographique de cette région du monde. Mieux, le temps paraît révolu où une puissance ou un quarteron de puissances pouvaient régenter la planète. L’ampleur des problèmes qui se posent de nos jours et des défis qu’il convient de relever exige que l’on passe de l’unilatéralisme et du discours de la force à la concertation et au multilatéralisme.

C’est en tout cas ainsi que le Vietnam analyse les choses, et c’est dans cette direction qu’il déploie son action internationale. On pourra se référer ici au discours prononcé par le premier ministre Nguyen Tan Dung devant l’Institut français des relations internationales (IFRI), la plus importante « boîte à idées » (think tank) française en ce domaine, qui, sans dépendre administrativement des pouvoirs publics, dispose néanmoins d’une autorité reconnue et d’une influence certaine. Cet exposé, prononcé avec une remarquable force de conviction, a été consacré pour l’essentiel aux relations bilatérales et à la signification que revêt la signature d’un partenariat stratégique. Après avoir remarqué que ces relations illustrent la devise de la ville de Paris, « Fluctuat nec mergitur », « il flotte mais ne sombre pas », et énoncé le vœu que le navire « arrive à bon port, celui de la réussite », le premier ministre a évoqué les domaines dans lesquelles elle se déploie et souligné que « ce partenariat stratégique augure une nouvelle période de coopération basée sur la sincérité, la confiance, le respect mutuel, une coopération intégrale, de la politique-diplomatie à l’économie en passant par la culture, les sciences et technologies, la sécurité et la défense, ainsi que sur la partage des intérêts pour la paix et la prospérité de nos deux peuples ». Le tiers du propos a été consacré sur le rôle singulier que ce partenariat stratégique pourrait et devrait jouer en tant que pont entre l’Asie et l’Europe. D’un côté, l’ASEAN, qui « est en passe de devenir une communauté économique importante, forte de ses 600 millions de consommateurs, connue pour sa jeune main d’œuvre et son PIB de 220 milliards de dollars », de l’autre, l’Union européenne [1]. En d’autres termes, et c’est un point sur lequel l’Association d’amitié franco-vietnamienne n’a cessé de placer l’accent depuis 1975, la France a un intérêt stratégique à coopérer avec le Vietnam, parce que c’est le Vietnam et que c’est la France, mais aussi parce que, au-delà de l’image coloniale de l’Indochine comme du « balcon de la France sur le Pacifique », une relation exemplaire entre nos deux nations pourrait en effet être comme le tablier d’un pont jeté entre la France et l’Asie orientale. On ne filera pas davantage la métaphore, mais en cherchant bien dans tous les sens, force est de constater qu’une relation de cette nature ne peut s’établir avec aucun autre pays de la région ( ).

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L’allocution devant l’IFRI s’inscrit dans une série de discours importants, dont nous ne retiendrons que ceux prononcés le 1er juin dernier à Singapour, en ouverture de la réunion annuelle du Shangrila dialogue, organisé par l’Institut international d’études stratégiques (IISS) de Londres, et, le 28 septembre, lors de la 68ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, où le premier ministre s’est rendu après son séjour à Paris. Si, devant la première assistance, son propos était centré sur l’Asie, et pas uniquement sur la question de la mer Orientale, alors qu’il était plus large devant la seconde, avec une insistance particulière pour la poursuite, au-delà de 2015, des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), l’analyse est identique et la démarche cohérente. Alors que la paix, la coopération et le développement représentent la tendance dominante, la menace de la guerre est toujours présente, violences au Moyen-Orient, en Afrique du nord et en Syrie –devant l’IFRI, le premier ministre avait indiqué tout à la fois l’opposition radicale du Vietnam à l’usage d’armes chimiques et la nécessité d’une solution négociée-, évolutions imprévisibles en péninsule coréenne, différends territoriaux en mer de Chine orientale et en mer Orientale. Les appétits et rivalités de puissance, les politiques de force, l’inclination à vouloir imposer ses critères politiques et moraux, n’ont pas disparu. Repousser ces éléments et consolider la tendance dominante passent par le respect de la Charte de l’ONU et du droit international, de l’indépendance des Etats et de la souveraineté des peuples, afin d’ « édifier la confiance stratégique » qui permettra de se concentrer sur ce qui est essentiel : « Tout pour la paix, la coopération, le développement et la prospérité. Tout pour une planète éternellement verte, le vert de la paix et du développement durables ».

Patrice JORLAND

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Notes

[1Le premier ministre Nguyen Tan Dung s’est félicité du rôle que la France a joué dans la conclusion de l’Accord de partenariat et de Coopération intégrale » (PCA) établi entre l’UE et le Vietnam. Il a tenu à indiquer que la coopération économique franco-vietnamienne pourrait tirer profit du Partenariat Trans-Pacifique (TPP) actuellement en discussion. Interrogé à ce propos durant la phase des questions et réponses, il a souligné que l’entrée des Etats-Unis dans cette négociation qui, à l’origine, ne réunissait que des pays asiatiques et latino-américains, modifiait les choses. Il espérait toutefois que le statut de pays en voie de développement, qui est celui du Vietnam, serait pris en compte. Par ailleurs, a-t-il ajouté, la Chine n’a jamais manifesté d’intérêt pour cette négociation et aucune des parties concernées n’a énoncé le vœu qu’elle y soit associée.
Voir Patrice Morlat : « Indochine années vingt : le balcon de la France sur le Pacifique (1918-1928). Une page de l’histoire de la France en Extrême-Orient » (Les Indes savantes, 2003, 610 p.).

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