Patrick Autréaux Se survivre chez Verdier

Dernier ajout : 28 juillet 2013.

C’était au milieu des années 90 à Hanoi, Patrick se cherchait et écrivait au bord du lac ho Thien Quang et retrouvait Hoang Cam ou d’autres... comme moi.
Cet écrit est limpide, je l’ai avalé d’une lampée curieuse de retrouver l’ami, volontiers acerbe ou attentionné, avec le Viet Nam en partage.
Il m’a fait rencontré Hoang Cam 473, le charmant chantre et authentique poète du Nord Viet Nam. Hoang Cam était poète avant d’être un homme des camps de rééducation. Ces deux amis ont parcouru leurs vies implacablement entre deux à la poursuite de l’insaisissable. dom de miscault

http://www.editions-verdier.fr/v3/oeuvre-sesurvivre.html

Extraits du BLOG de Patrick Autréaux
Une promesse est au cœur de ces tableaux : celle, faite par un jeune homme à un vieux poète dissident, d’écrire son histoire. Les années les ont éloignés, la promesse n’a pas été tenue. Le sentiment de cette dette resurgit quand le jeune homme se découvre gravement malade. Il s’efforce alors de s’en acquitter.

Se survivre clôt un cycle d’écriture, dont l’ambition a été de faire du moi malade un espace littéraire.

Ce livre est dédié notamment à la mémoire de Hoang Câm.

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Il est publié aux Editions Verdier.

Extrait :

Mon premier grand voyage, c’est au Vietnam que je l’avais fait.
Là-bas, je m’étais lié à un poète dissident. Plusieurs fois, j’ai tenté d’écrire son histoire. Sans y parvenir.
La maladie est aussi un voyage, répète-t-on.
Il est illusoire de croire que dans une chambre on se souvient de sa vie, et je doute qu’au moment de mourir on se remémore tout en accéléré.
Il y a des souvenirs qui n’ont pas la force de nous accompagner jusqu’au bout, on ne peut prendre que très peu de bagages avec soi. Et à partir d’un certain point, qui n’est pas encore la mort, plus aucun. Ce point-là, d’autres en ont parlé. Je me sens proche d’eux désormais. Mes frères, oui, mes frères. Comme ce vieux poète.
Il y a aussi des souvenirs qui indiquent ce qu’on doit faire.
Dans mon île, c’est la promesse à ce vieil homme qui me taraude surtout. Culpabilité ou désir d’être en paix : si je dois mourir bientôt, me dis-je, qu’au moins j’aie pu accomplir cela.

Lectures-Conférences :

Ecrire le moi malade : au-delà de la douleur - lundi 8, 9 et 23 avril 2013, Boston University

Schoenhof’s foreign books, reading at Harvard square, Cambridge, MA - lundi 15 avril 2013, 18h30

Villa en fête. Lecture de Se survivre à la Villa Marguerite Yourcenar - dimanche 16 juin 2013

Congrès des Sciences humaines en médecine et santé (Université de Picardie, Amiens) : Discours, récits en santé.
Lecture de Se survivre - jeudi 20 juin 2013, 9h

Marathon des mots, lecture par Boris Terral et l’auteur, Musée Paul-Dupuy, vendredi 28 juin 2013, 18h.

Presse-radio :

Proses des frontières par Jacques Henric (Art Press n°400, mai 2013)

Ecrire pour renaître par Florian Quentin (La liberté, Suisse, 20 avril 2013)

L’alchimie-thérapie à l’oeuvre par Christian Delahaye (Quotidien du médecin, 15 avril 2013)

Se survivre par Thierry Cecille (Matricule des anges, 9 avril 2013)

Trois autoportraits de la maturité par René de Ceccatty (Les Lettres françaises, 12 mars 2013)

La poésie noire de la douleur par Cathia Engelbach (18 mars 2013)

Un autre jour est possible (Tewfik Hakem - 4 avril 2013)

Se survivre par Nathalie Crom (Télérama, 17 juin 2013)

Salons-signatures :

Passage de témoins, Caen, dimanche 26 mai 14h30

Les Cahiers de Colette - vendredi 15 mars 2013 18h

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