Peste & choléra de Patrick Deville

Dernier ajout : 25 octobre 2012.

Monts et merveilles au pays du Bois d’Aigle est : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782748347630

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Peste, choléra, Deville, la gloire posthume de Yersin Rédigé par : Jean-Claude Pomonti

Peste & choléra de Patrick Deville
Ed. du Seuil, coll. Fiction & Cie
224 p., 18 €.

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Splendide roman ! Quand Patrick Deville croise les pas de l’épopée Yersinienne. Les
carnets du magique explorateur, scientifique touche à tout, sont étudiés, mis en perspectives dans la densité historique qu’il a traversée. Patrick Deville se joue du
temps, des lieux et des expressions : le livre commence, trois ans avant la mort de Yersin, c’est le dernier vol Air France vers l’Asie. Au fil des pages, nous découvrons entre autres, l’excellence des premières décennies pasteuriennes, mais aussi les tribulations du jeune aventurier suisse dans ses différentes traversées vers l’Extrême-Orient, d’Aden ou Madagascar à l’empire du Milieu, dans les ports et les jungles indochinoises entrecoupées cependant d’incontournables séjours parisiens.

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Toujours en quête d’étonnement, c’est l’Annam de Nha Trang à Dalat que le génial Yersin, choisit de parcourir et où il reposera sa tête. Le Vietnam d’aujourd’hui
doit encore beaucoup à A. Yersin vénéré comme un Bouddha. Mais en France, qui connaît la vie extraordinaire du Docteur bactériologiste ?

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Alexandre Yersin, né le 22 septembre 1863 dans le Canton de Vaud en Suisse (son père vient de mourir), meurt le 28 février 1943 à Nha Trang. A 22 ans Yersin découvre le bacille de la peste, ses travaux sur le choléra ou la tuberculose sont remarquables !
Sa vie ne s’arrêtera pas là, fuyant le carcan des honneurs il ne fera pas carrière. Ce solitaire aventurier s’est taillé une destinée deux fois plus longue que celle de son contemporain Rimbaud ! De Morges à Nha Trang il relie ses terres natales. Sa correspondance nourrie, avec sa mère puis avec sa sœur jusqu’en 1932 en témoignent. Le marcheur invétéré n’a de cesse d’importer : graines et arbres et autres
matériels afin de se créer un environnement plus favorable et propice.

L’Indochine du Docteur est d’une certaine manière, sans doute, plus dangereuse
et inhospitalière que le Vietnam d’aujourd’hui. En marge de ce roman médiatisé, notre ami le Docteur Vu Ngoc Quynh, lui même, faisant partie de « la petite bande » des pasteuriens et spécialiste de Yersin, pourrait nous révéler quelques secrets.
Plus largement, ce livre nous fait revisiter le Vietnam. Une très bonne publicité, et une incitation au voyage. Dominique de Miscault

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