Thomas Chaline est un Auteur-compositeur-musicien-poète français. Né en 1983 dans le Var. Il tient ses origines vietnamiennes par sa grand-mère maternelle.

Il débute seul sur scène guitare-voix à Paris en 2003
Ses chansons sont diffusées sur plusieurs radios locales et webs à partir de 2009.
En 2010, il devient sociétaire de la SACEM en tant qu’auteur-compositeur.
En 2011 sont édités "Le temps n’efface pas tout" et "A nos larmes dans l’oubli" aux éditions EDILIVRE-APARIS aujourd’hui épuisés.
Depuis 2014, Il publie dans diverses revues culturelles : Le Capital des Mots, La Cause Littéraire, Paysages Ecrits, etc...

A paraître : "à l’abri de l’orage", recueil de poésies et chansons.

site-blog : http://alabridelorage.wordpress.com/

Bibliographie :

Le temps n’efface pas tout, éditions EDILIVRE-APARIS juin 2011 (épuisé)
A nos larmes dans l’oubli, éditions EDILIVRE-APARIS décembre 2011 (épuisé)

Divers :

Anthologie "Historique du Sport et de la Culture à Draguignan", J-M Rossi, 2010

  HÔ CHI MINH VILLE CONNECTION

Une femme sommeille
Au milieu de nulle part
Au milieu du bordel
Rêve d’ailleurs pour rempart

Dans la cohue bruyante
Circulent les âmes innocentes
Libre échange, mondialisation
Tout brille dans la consommation

Assise près du Mékong
Le vent doux de l’automne
Le songe de ces ancêtres
Et les rizières vues de la fenêtre

Dans un fast-food désabusée
La jeunesse n’a plus d’idoles
Plus de maître à penser
Juste le défoulement des soirées folles

Horizon Saïgon
poèmes courts

Une nuit d’automne
Le singe savant
hôte ma peine écœurante

*

Les neiges habillent
Les buildings dorés
La chaleur de nos foyers

*

Le Fleuve apaisé
Au printemps fleurissant
Les sourires sur l’eau

*

Tempête sur la rizière
La récolte ombrageuse
Nos efforts en poussière

*

Les marchands de merveille
Venus de tout le Delta
Nous rapportent un soleil

*

Riche mon cœur
A l’unique songe
De ses yeux croisés

*

Défilé de princesses
Sur les mobylettes estivales
Indolente sagesse

*

Tristesse bucolique
Quand le train déraille
Le singe égaré s’agite

*

Entre deux montagnes
La mousson ténébreuse
Dépose ses larmes

*

L’union de nos terres
L’hélicoptère embrasé
L’amour et la paix prospèrent

*

Héritier de la sagesse
Mon âme étrangère
Aux sillons guerrières

*

Terrassé par le mépris Occident
Le Dragon perd ses flammes
Sa langue se consume à l’ombre

*

Le silence majestueux
Le chant glorieux de la forêt
A l’automne arrivé

L’EMPREINTE

je respire
encore de loin
ces parfums exotiques
et le soleil étouffant
dans l’ambiance asiatique

je revois
ma grand-mère
le sourire aux oreilles
dans la rizière urbaine

j’entends
le bruit
des petits moteurs
des mobylettes
en pagaille

et les singes malins
à l’heure du déjeuner
qui viennent mendier
quelques litchis

et sur
le port de Saïgon
L’embouteillage
des barques
des marchands nomades
apportant leurs mille saveurs

le ciel est
maintenant dégagé
il n’y a plus
d’hélicoptères

juste l’insouciance
déconcertante
et les mauvais contes
sont derrières

Paysages silencieux

une étoile s’éveille
Mon hiver assoupi
L’esprit ailleurs s’élève

*

Vapeur glaciale
Sur l’étang fragilisé
Immobile vallées

*

Le jardin désert
Asséché de nature
Dans l’été solaire

*

Inutiles rancœurs
où s’use le monde
Nos âmes lourdes de peur

Lumineuses avenues
le peuple de Saïgon enjoué
Son art au sommet

*

L’eau est passé sous les ponts
Les cochons ont écouté les hommes
Dans leur vacarme le plus profond
L’eau a nettoyé les fantômes

Dans leur berceau sauvage
Tout reprend vie, tout à flot
Et tout tombe dans l’oubli, avec l’âge
Même les plus douloureux sanglots

*

Sombres mensonges endormis
Les cygnes témoignent
Leurs ailes brisées

*

Solitude errante
Les routes offertes
Libre-circulation ouverte

 Saïgon s’endort

L’intense et infinie plage
Où les petits singes s’enlacent
Où tu rayonnes encore
Et où toujours ton parfum colore

Saïgon s’éveille

Sur ce dense sable d’hiver
Où les petits singes roulent à l’envers
Où ton sourire toujours m’éclaire
Et tes yeux, sur l’eau, sont lumière

Saïgon souffle en silence

Et sur ces plages d’Automne
Où les petits singes s’étonnent
Où tu m’as posé sur le coeur
Ta rose, pour ne plus avoir peur

Saïgon s’endort au soleil