XYNEFF projet - f. Cordon

Dernier ajout : 5 octobre 2013.

Xyneff : un festival de cinéma vietnamien.

Il s’agit d’un festival « en ligne ».
Il faut aller sur internet pour prendre connaissance des films.
Si vous avez de la chance, de temps en temps, vous pouvez les visionner en salle.
(…à Paris, le festival a débuté « in live » au Cinéma « La Clef » avec l’aide du cinéclub YDA, le 21 septembre 2013 avec la projection de 6 films. Et de temps en temps, à Paris toujours, les professeurs des sections vietnamiennes de l’Inalco et de Paris Diderot organisent également des projections en salle...).
Moi, en ce moment, et jusqu’au 13 décembre je consulte régulièrement le site www.yxineff.com pour prendre connaissance des nouvelles œuvres mises en ligne.

Pour évaluer sa notoriété : rendez- vous sur Google, pour mesurer, si vous en avez envie, les 10 pages consacrées à l’information relative à cet évènement depuis l’année de ses débuts (2010). Ces pages informent principalement en anglais et en vietnamien dans les différents articles référencés par Google.

En langue française, « le courrier du Vietnam » signale régulièrement ce festival (voir info parue dans la page datée du 15 septembre 2013 de ce journal en ligne de langue française).

Cette année : 3 mois de films mis en ligne,
du : 21 septembre 2013 au 13 décembre 2013.
Les prix seront attribués en décembre.
Au total sur l’adresse électronique yxineff.com 76 petits films seront mis en ligne cette année.

Le festival 2013 a débuté à Paris, le 21 septembre, à La Clef, porté par le cinéclub YDA.
On y a vu 6 films courts :
Rien n’est important (fiction de Nguyeng Trong Khoi -Da Nang, Viêtnam)
Grand-père (documentaire de Dong Thao- Hanoi Vietnam)
La gravité (fiction de Polen Ly - Cambodge)
Souterrain (fiction de Hoang Thu Thuy – Hanoi Vietnam)
Fleuve Rouge (film d’animation de Stéphanie Lansaque et François Leroy – Paris France)
Soleil Noir (fiction de Truong Que Chi – Paris France)

Ces films parlent des moments de passage de la vie (de lycéen à étudiant, avec les séparations inhérentes à ce changement d’état, c’est le film Rien n’est important) - de l’atteinte du très grand âge, c’est le film Grand-père, d’adolescents livrés à eux-mêmes qui jouent dans un cimetière et transgressent les règles du respect dû à la mort c’est le film intitulé Souterrain, de la guerre qui n’en finit pas de tuer (Fleuve Rouge), de la nostalgie (Soleil noir)…

Dit comme ça c’est banal, mais ça se passe au Viêt Nam, au Cambodge, les images sont souvent très belles, les histoires sont crédibles, vous interpellent.
Ces films mettent en scène des moments de la vie, des sentiments et des situations universels.
Ils ont pourtant une puissante originalité.
C’est la vie, le tempo et les paysages de l’Asie qu’ils décrivent.
Et on sent bien que ces films tournés avec peu de moyens n’ont pas subi la pression du marché avant leur mise en œuvre. Ils m’apparaissent comme des œuvres originales et sincères à fort contenu artistique livrées telles qu’elles ont été voulues par leurs créateurs et créatrices (tiens : il faudra voir quelle est la part des femmes dans ces créations..). Elles ont la fraicheur et la valeur du témoignage instantané. Il s’en dégage beaucoup d’émotion et de sincérité.

Les 15 sponsors du cru 2013 de cet événement culturel annuel impulsé par Marcus Man Cuong Vu ayant débuté en 2010 sont principalement des entreprises vietnamiennes, basées et développant leur activité au Viêtnam.
Ces entreprises appartiennent aux secteurs d’activité de la production (y compris pour la télévision), de la postproduction, et de la distribution de films.
Parmi les sponsors on trouve une marque française de cognac, également partenaire du Festival de Cannes.
On trouve également 3 entreprises à but non lucratif, l’une vietnamienne agissant dans le domaine de l’éducation, une autre dans celui de la protection de l’environnement, et enfin une ONG œuvrant dans le domaine de la défense des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels.
L’ambassade du Danemark sponsorise également cette manifestation par son Fonds consacré au développement et aux échanges culturels (CDEF).
Une fondation hollandaise (International Documentary Film Festival) sponsorise elle aussi cette manifestation.

Pour ma part, j’apprécie la qualité de ce festival, fait pour nous faire connaitre ces créations originales en même temps qu’il permet à ces jeunes créateurs, enfants de la télévision, de l’internet et des outils informatiques, de se faire connaitre et de faire connaitre leurs nouveaux modes d’expression tant sur la forme, que sur le fond (dans les thèmes qu’ils abordent).
Je souhaite à ces jeunes réalisateurs de parvenir à rencontrer les producteurs et les distributeurs qui leur permettront de s’ancrer et s’affirmer dans la création cinématographique, jusqu’à irriguer nos écrans français et européens de ces images et tempos que nous ne connaissions pas jusqu’ici. Françoise Cordon