Mobilisé.e.s aux côtés de Tran To Nga

Rassemblement de soutien à Tran To Nga, place du Trocadéro Paris, le 30 janvier 2021

Dans son dernier combat historique, nous voulons soutenir Tran To Nga. À 79 ans, elle se bat au nom de toutes les victimes de l’Agent Orange-dioxine contre les géants américains de l’agrochimie. Elle n’est pas seule dans cette lutte judiciaire et ses avocats la défendent ardemment. Les associations aussi s’engagent pour faire connaître le drame de l’Agent Orange-dioxine, depuis des années. Ce mouvement a pris de l’ampleur lors des événements culturels des 9 et 10 août 2020 organisés à l’occasion de la Journée annuelle du Vietnam des victimes de l’Agent Orange-dioxine, notamment auprès des jeunes. Et pour le procès de Tran To Nga, nous mettons toutes nos forces à construire une mobilisation sans précédent. L’objectif : faire connaître l’histoire de Tran To Nga, des victimes de l’Agent Orange, rendre visibles le procès et ses enjeux. Briser le silence, qui se craquèle déjà. 

Des soutiens de tous horizons

Une campagne de signature inédite a été menée par les bénévoles des associations. Au bout d’un mois de mobilisation, 41 organisations – Collectif Zéro Chlordécone Zéro Poison, Les Amis de la Terre France, Ligue des Droits de l’Homme, Notre Affaire à Tous, SOS Racisme, UNEF, Union syndicale Solidaires, Youth For Climate Paris…

– 159 personnalités ont répondu à l’appel et  signé la tribune « Justice pour Tran To Nga et toutes les victimes de l’Agent Orange – dioxine » parue  dans Libération le 18 janvier 2021. Ils sont artistes,   humoristes, militants, auteurs, journalistes, chercheurs, enseignants, médecins, étudiants, juristes, urbanistes, géographes; élu.e.s comme Esther Benbassa, Daniel Cueff, Karima Delli, Claude Gruffat, Mathilde Panot, Eric Piolle, Michèle Rivasi, François Ruffin, Marie Toussaint, Pierre Garzon et beaucoup d’autres.

La diversité des horizons de ces soutiens et leur nombre toujours croissant réchauffent le coeur et donnent espoir. Ils démontrent la force de Tran To Nga et de son combat, qui rassemble et unit aussi bien Dilnur Reyhan, présidente de l’Institut ouïghour d’Europe, Akim Omiri, humoriste, Jessica Oublié, autrice de bande dessinée, Malcom Ferdinand, chercheur au CNRS, Camille Etienne, militante à On est prêt… Toutes et tous se révoltent de l’injustice faite aux victimes de l’Agent Orange-dioxine. Toutes et tous s’engagent pour sortir du silence. Toutes et tous se joignent au mouvement de paix, de solidarité et de justice.

« Si une femme trouve la force de se battre contre des multinationales superpuissantes pendant 25 ans dans l’indifférence, sans jamais jamais abandonner, lâcher, laisser tomber, alors nous, on n’a pas le droit d’avoir la flemme, on n’a pas le droit de se laisser endormir par le quotidien. On n’a pas le droit. Pour tous les Tran To Nga, pour tous les gens comme toi, on n’a pas le droit. Alors on est là, intranquilles, indignés, face à leur bêtise on sera le nombre, dans les petits combats comme dans les grands, on sera là. » Camille Etienne

Une couverture médiatique inédite, en France, au Vietnam, et au-delà

Le procès est inédit et la presse ne tarde pas à le comprendre – la mobilisation des bénévoles n’y est pas pour rien. Suite à la conférence de presse du 21 janvier, les journalistes sont présent.e.s le 25 au Tribunal judiciaire d’Evry, de nombreux articles sont publiés : Libération, Le Monde, L’Humanité, Le Parisien, Charlie Hebdo, Le Point, l’Obs, Médiapart, Politis, La Relève et la Peste, Mademoizelle, Causette… « Tran To Nga, une femme en guerre contre les géants de l’agrochimie » titre Le Monde. Radio Classique, France Info, France Inter, France 3, France 5, M6, 28 minutes sur Arte, TV5 Monde parlent du procès et interviewent Tran To Nga.

Les médias internationaux s’y intéressent également, au Vietnam bien sûr, en Allemagne, en Italie, en Espagne, mais aussi au Canada, au Japon, aux États-Unis, en Russie; des journalistes nous contactent encore aujourd’hui pour écrire des articles ou filmer Tran To Nga.

La mobilisation sur les réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux, l’équipe de communication du Collectif Vietnam-Dioxine a fait grimper le nombre d’abonnés, a diffusé sans relâche les articles de presse, l’appel à mobilisation et la pétition. Des médias très connus y ont publié des interviews de Tran To Nga, engendrant des centaines de milliers de vues. La vidéo de LeHuffPost a comptabilisé plus de 43 000 vues. Celle de Brut, plus de 466 000 vues.

Un rassemblement solidaire

Le samedi 30 janvier 2021, 300 personnes se sont réunies place du Trocadéro pour témoigner de leur soutien à Nga et réclamer justice pour elle et pour les victimes de l’Agent Orange-dioxine. Des animations culturelles ont été réalisées par le groupe de tambours vietnamiens “Trong Vietnam” ainsi que par plusieurs artistes (Léa Dang, Nam, Loubaki, George Ka). De nombreuses personnes ont pris la parole pour témoigner de leur soutien. Sur un stand, le livre de Tran To Nga a été vendu ainsi que le DVD du film de Thuy Tien Ho, des tee-shirts, des masques de tissu. L’argent servira au procès et aux associations. 

Le combat se poursuit et nos actions auront une portée toujours plus large pour sortir du silence, pour la paix, la justice et la solidarité. « C’est à vous les jeunes et tous mes amis de continuer d’avancer et de réaliser mon rêve » Tran To Nga

Sophia OLMOS

Le rassemblement pour Tran To Nga




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